CHAPITRE II
Les Ecoles d'Aveugles.
Les questions que Guadet a traitées le plus souvent et avec le plus de compétence sont évidemment celles qui concernent le but et l'organisation des écoles d'aveugles. Ici, en effet, il était sur son terrain propre. Plus de trente ans passés au sein d'une grande école d'aveugles lui ont permis d'observer, d'expérimenter, et, par conséquent, de nous laisser sur cette matière des appréciations qu'il est précieux de recueillir. Il souhaitait voii trois genres d'écoles exister en France : 1* Ecoles préparatoires, 2® Ecoles industrielles, 3** Ecoles supérieures.
§ I. Ecoles préparatoires.
Ces écoles, au nombre de cinq, seraient placées au centre des cinq principales régions de la France et situées de préférence à la campagne ou dans de très petites villes afin d'avoir à bon marché grands logements et bonne nourriture. Elles devraient recevoir les enfants vers l'âge de huit ans et les conserver au plus quatre ans. Voici
d'ailleurs le plan sommaire que Guadet trace à ces écoles: « Que dans ces écoles ils apprennent le « catéchisme et l'histoire sainte qui les prépare- « reront à la première communion, sacrement « qu'ils devront recevoir avant de quitter l'école ; « qu'ils apprennent la lecture et l'écriture d'après « le procédé des aveugles, la grammaire élémen- « taire, l'arithmétique élémentaire et quelques « éléments d'histoire naturelle ; qu'ils étudient le « solfège et soient exercés à des chants d'ensem- « ble, non comme nos élèves des écoles primaires « ordinaires, mais, sérieusement, de manière à « pouvoir faire de ce qu'ils auront appris une « base solide aux études musicales les plus « élevées; qu'ils s'exercent à un ou deux petits « métiers, soit pour développer leur adresse, soit « comme prélude à des travaux plus sérieux si « l'avenir leur réserve une carrière industrielle : « par exemple à la fabrication de chaussons de « lisières ou de filets de pêche. Nous comprenons « les écoles primaires comme des écoles d'essai, « il faut donc qu'on y essaye les enfants aux « études intellectuelles, aux études musicales et « aux travaux manuels.
« Quatre ans seraient passés dans les écoles « primaires ; ils suffiraient pour remplir le cadre « que j'ai tracé, et j'interdirais formellement aux « écoles primaires d'en sortir ; elles ne devraient « pas faire moins, elles ne pourraient pas faire « plus. Cependant, comme il ne faut pas qu'une « intelligence d'élite, qui ne veut que trois ans,
« que deux ans même, pour faire ce qui en « demande quatre à d'autres, soit arrêtée dans « son élan, j'autoriserais, pour ces intelligences « exceptionnelles, la sortie exceptionnelle de l'é- « cole primaire après trois ans, après deux ans « même ; un examen spécial constaterait qu'il y a
< lieu d'appliquer l'exception.... Dans ces écoles, « nos enfants consacreraient quatre heures par « jour aux études intellectuelles, trois heures à la « musique, quatre heures aux travaux manuels. « Il leur resterait quatre heures pour repas ou
< récréations, et neuf heures pour le sommeil. » (1) Les enfants aveugles ont beaucoup plus à demander à l'éducation pédagogique que les clairvoyants pour lesquels l'éducation naturelle fait presque tout (2) Guadet estime que pendant ce premier séjour à l'école, il importe que les enfants ne soient pas trop éloignés de leur famille, qu'ils puissent fréquemment la visiter et être visités par elle, et c'est encore une des raisons pour lesquelles il tient à ce que ces écoles soient bien réparties sur notre territoire. (3)
§ II. Ecoles industrielles.
Sortis de l'école préparatoire, les enfants reconnus incapables d'être appliqués à aucun appren-
(1) Condition des aveugles, en France, p. 17.1, ou Instituteur t. in. p. 6.
(2) Df la Condition des aveugles^ en France, p. 7, ou Instituteur, t. II. p. 54.
(3) Idem. p. 172, ou Instituteur, t. 111, p. 8.
tissage professionnel seraient rendus à leurs familles afin qu'ils y soient conservés ou qu'ils soient placés dans un hospice. Les autres devraient être, selon les aptitudes manifestées par eux, divisés en deux catégories : la première, la moins considérable, 1/5, serait dirigée sur les écoles supérieures, et la seconde, soit les 4/5, serait destinée aux écoles professionnelles industrielles qui ne seraient autres que des sections des maisons de travail ouvertes aux aveugles adultes ouvriers et dont il sera question plus loin (1). Guadet dit peu de chose de l'organisation que devrait avoir ces écoles industrielles, mais il est permis de supposer qu'il voudrait voir réaliser dans ces écoles ce qu'il préconise ailleurs et en voir repousser ce qu'il condamne ; par exemple, le mélange ou simplement la réunion des enfants et des adultes (2) ; j'en conclus que dans son esprit l'école industrielle devrait former une section entièrement séparée de l'atelier proprement dit. Les apprentis se trouveraient bien sous le même toit que les ouvriers, la même cuisine les nourrirait, les mêmes services généraux seraient utilisés par les uns et par les autres, cela, on le comprend, réaliserait une grande économie; mais l'atelier école serait parfaitement distinct de l'atelier - ouvroir ; des règlements distincts régiraient ces deux sections qui vivraient côte à côte sans se confondre.
(1) De la condition des aveugles ^ en France, p. 173 ou Instituteur t. III. p. 8. 13.
fè) Instituteur. 1. 1, p. 7. t. VI. p. 14.
De même, il me semble évident que Guadet voudrait voir donner aux apprentis des écoles industrielles le programme d'enseignement qu'il avait fait adoptera rinstitution de Paris, pour* les élèves appliqués exclusivement à l'apprentissage des travaux manuels (1). Selon lui, il ne faut faire apprendre à l'ouvrier aveugle qu'un seul métier et un métier simple ; il croit que comme professeur de travaux manuels, des clairvoyants sont préférables, et plutôt des contre-maîtres payés par l'établissement que des entrepreneurs faisant travailler les apprentis à leurs risques et périls, et ces contre-maîtres doivent avoir une aussi bonne éducation que possible (2).
De bonne heure, il est bon de dresser l'apprenti ouvrier à passer toute la journée dans l'atelier, par là, seulement, il arrivera à se rompre à la fatigue corporelle et acquièrera de la dextérité dans l'exécution du travail qui lui est confié (3). Cependant, comme il ne faut pas que ces apprentis oublient l'enseignement intellectuel qu'ils ont reçu dans les cours élémentaires, Guadet leur faisait faire deux heures de classe ou de lecture aux deux extrémités de la journée. Ces classes étaient consacrées à repasser l'enseignement primaire et à le compléter par des notions très élémentaires de droit usuel et de sciences naturelles,
(1) Condition des aveugles, en France, p, 16, ou Instituteur, t. n. p. 63.
(2) Discours de 1865. p. 10. — Instituteur y t. V. p. 31.
(3) Instituteur, t. V. p. 95.
toutes choses dont l'ouvrier, et surtout l'ouvrier aveugle, peut avoir besoin (1). Le dimanche serait naturellement partagé entre les exercices religieux, les récréations et les lectures instructives et amusantes.
Guadet s'est élevé avec force contre ceux qui veulent faire de l'ouvrier clairvoyant, et surtout de l'ouvrier aveugle, « une machine à travail pouvant fonctionner 10, 12, 15 heures par jour et à laquelle il suffit, pour remonter ses ressorts, de broyer un morceau de pain noir»; oubliant que si l'homme a un corps à satisfaire, il a aussi une âme, une intelligence à nourrir et que si le corps doit suffire par son travail à ses besoins matériels, il faut donner à l'âme les aliments qu'elle réclame impérieusement, faute de quoi on mérite plutôt l'épithète de barbare que celle de philanthrope ou simplement d'économiste (2). Trop souvent, Guadet a chaudement exposé et développé cette théorie pour qu'il me soit permis de douter qu'il n'eût voulu voir organiser ces écoles industrielles sur un plan large et élevé, mais certainement son esprit juste et essentiellement pratique se serait tenu éloigné de l'excès qu'il a souvent aussi condamné, celui de donner aux apprentis une instruction trop développée faisant que, rentré dans l'atelier, l'ouvrier regrette la classe, est mécontent de la part qui lui est faite
(1) De la condition des aveugles, en France, p. 16-21 ou Instituteur, t. IL p, 63-68.
(2) Instituteur t. IV. p. 70, 184,
dans la vie, en un mot, devient un déclassé (1). C'est pour éviter ces regrets, qu'il attachait une très grande importance à ce que le même établissement ne réunit pas sous son toit, apprentisouvriers et élèves musiciens (2).
Cinq ouvroirs, et par conséquent cinq écoles industrielles, sont souhaitées par Guadet, il voudrait les voir établies à peu près dans les mêmes régions que les cinq écoles préparatoires (3).
§ III. Ecoles supérieures
Mais ce sont les écoles du troisième genre (écoles supérieures, intellectuelles et musicales) qui ont le plus occupé Guadet. L'éducation, l'enseignement et l'organisation de ces écoles étaient pour lui des questions sans cesse à l'ordre du jour et qu'il étudiait pour ainsi dire à chaque instant de sa longue carrière.
A. Education
Guadet reconnaissait que l'éducation proprement dite est le premier bien qu'un enfant doit retirer de son séjour à l'école (4) et il disait : « une bonne discipline fait une bonne école. » (5) Aussi
(1) Mémoire de 1853, p. 19, ou Instituteur t. IL p. 63.
(2) L'Institut des jeunes aveugles de Paris, p. 111. Instituteur, t. V. p. 24.
(3) Instituteur t. III. p. 13, ou Condition des aveugles en France, p. 178.
(4) Discours de 1863, p. 19
(5) Instituteur t. V, p. 34.
tenait-il beaucoup au choix des surveillants à qui revient la plus grande part dans l'œuvre de l'éducation , et il trouve que quand un maître d'études a maintenu la discipline matérielle il ne s'est acquitté que de la moitié de sa tâche. Il faiit qu'il aime les enfants et se dévoue entièrement à eux (1) et : « Il y a un abîme entre faire son devoir de manière à ne pas mériter de reproches et se dévouer tout entier à ses pénibles fonctions» (2).
Il pensait qu'il est bien plus important de prévenir le mal que de le réprimer. « Avec les trois quarts des enfants vous gagnez plus à pardonner qu'à sévir, à user de récompenses que de punitions »... « Sachez toujours distinguer l'espièglerie de la faute grave, l'étourderie de la méchanceté calculée ; ne confondez pas les vices du cœur avec l'infraction à la règle, une insolence dite à un professeur avec un accroc fait à un vêtement ».•. « Je suis très convaincu qu'on gagne plus à relever chez un enfant douteux le mérite d'une bonne action qu'à réprimer une faute. » (3) Il désirait surtout qu'on fût pour les élèves d'une justice scrupuleuse et qu'on ne fit aucune faveur à ceux qui appartenaient à des familles riches (4).
(i) Mémoire de i853, p. 10. — ou Instituteur t. II, p. 58. Instituteur t. V, p. 32.
f2) Instituteur, t. 1. p. 13.
(3) Instituteur t. V, 67-68-69.
(4) Instituteur t. V. p. 68.
Dans réducation morale, Guadet comprend le bon ton, les bonnes manières. Il estime que dans une école d'aveugles tout doit être mis en œuvre pour façonner les élèves aux exigences de la bienséance. Les aveugles, en effet, sont appelés très jeunes à prendre place dans le monde ; et ils n'ont pas, comme les clairvoyants intelligents, la ressource d'observer ce que font les gens bien élevés et de se modeler sur eux (1). Il pensait que, pour un certain nombre d'élèves, les correspondances avec leurs familles devaient être très surveillées et que, dans bien des cas, les congés que les élèves allaient passer chez leurs parents leur étaient plus nuisibles qu'utiles, attendu que la plupart de ces familles, manquant complètement d'éducation, détruisaient , en un jour , par de mauvais exemples, le progrès accompli en un an (2).
En somme, pour Guadet, les élèves de l'Institution s'amélioraient après quelques années de séjour à l'école (3), et, selon lui, si la tenue générale des élèves de l'Institution n'était pas aussi bonne que celle des collèges ordinaires, cela venait du milieu social dans lequel étaient recrutés la plupart (4) de ces élèves. Dans l'éducation, Guadet
(1) Discours de 1863, p. 22.
(2) Instituteur t. VIII, p, 78. — Mémoire de Î853, p. 9. — Instituteur t. V, p. 31.
(3) Instituteur t. II, p. 57, et t. V, p, 29.
(4) Discours de 1863, p. 22, et discours 1867 — . 68, p. 11, — Instituteur t. V, p. 30.
se serait gardé d'oublier la part de la religion pour laquelle il fut toujours très respectueux, mais il croyait que tout ce qui concerne le côté religieux de l'école regarde exclusivement l'aumônier, auquel il se faisait un devoir de laisser pleine et entière liberté d'action (1).
Quant au recrutement des surveillants, toujours difficile et délicat, Guadet pensait que les enfants clairvoyants reçus à l'Institution pour certaines parties du service de Timprimerie pouvaient fournir un contingent précieux ; ces enfants ayant été élevés dans la maison sont plus susceptibles que d'autres de s'y attacher. De plus, ils connaissent parfaitement tous les procédés spéciaux à l'instruction des aveugles et se trouvent par là à même de rendre aux élèves et aux professeurs mille petits services qui contribuent puissamment à leur attirer la sympathie de tous (2). Guadet a travaillé constamment à améliorer la situation matérielle des surveillants placés sous ses ordres (3), et, après bien des années de sollicitations, il obtint la création d'un surveillant en chef qui, sous sa direction, centralisait la surveillance et lui donnait plus de suite et d'unité. La question des jeux et des récréations ne semble pas avoir beaucoup préoccupé Guadet, il y tient cependant ; et, en parlant des exercices gymnasti-
(1) Mémoire de 1853, p. 10. — Instituteur t. IL p. 57. Discours de 1863, p. 20.
(2) Mémoire de i853, p. 10, ou Instituteur t. II, p. 58. (3; Mémoire de 1853, p. 11, Instituteur, t. V, p. 82.
ques, il dit, on l'a déjà vu, que tout ce que l'on peut imaginer à cet égard ne vaudra jamais l'exercice naturel offert par les jeux au grand air (1). Il ajoute que les aveugles goûtent peu les promenades dans une ville comme Paris, et il regrette beaucoup que l'Institution ne possède pas aux portes des faubourgs une propriété qui pourrait être tout simplement un champ entouré de murs, au milieu duquel se trouverait une maisonnette, et là, les élèves pourraient être conduits les jours de congé pour prendre leurs ébats (2).
B. Enseignement musical
Dans toutes les questions d'enseignement, Guadet fut toujours guidé par le but final à atteindre, qui était de rendre l'aveugle capable de gagner sa vie et de tenir une place honorable dans la société, au milieu des clairvoyants ; jamais il ne le perdait de vue et tous ses efforts tendaient à arriver à cette fin.
L'enseignement musical avait à ses yeux la plus haute importance , puisqu'il avait acquis la certitude que la profession de musicien est en somme la plus avantageuse aux aveugles ; aussi tenait-il à ce que l'enseignement de la musique fût à l'Institution parfaitement donné, tant au point de vue de l'étendue qu'à celui de la profon-
(1) Institut impérial des jeunes aveugles (Tableau de Paris), p. 23.
(â) Condition des aveugles en France, p. 9, ou Instituteur t, II, p. 56.
deur des études. Il disait : < dans la société, les artistes aveugles ont tant de désavantages, si on les compare aux artistes voyants, qu'ils ont besoin d'être plus profondément musiciens que ces derniers pour pouvoir se placer sur la même ligne qu'eux. »
C'est là une des raisons qui font que Guadet préconisait l'étude des instruments d'orchestre, car les instruments à vent ou à archet donnent des sons tenus et par conséquent habituent l'élève à se rendre exactement compte de la durée des valeurs. En outre cela permet de constituer un orchestre symphonique, dans lequel les élèves se rompent à la musique d'ensemble, se familiarisent avec les compositions orchestrales des grands maîtres, et analysent bien mieux cette musique en l'exécutant, qu'ils ne pourraient le faire par de simples auditions. Enfin quand un aveugle a un talent d'exécutant sur un instrument d'orchestre, cela lui fournit des occasions de plus de se produire dans le monde (1).
C'est sous la direction de Guadet que le programme de l'enseignement musical, actuellement en vigueur à l'Institution de Paris, a été définitivement arrêté.
Il comprend, dans son ensemble le plus complet, 3 années d'études de solfège, 3 années d'harmonie, et enfin 3 années de composition où l'on place les éléments du contre point et de la fugue.
ii) Mémoire de iSôS, p. 34 ou Instituteur t. II, p. 81.
Guadet tenait à ce que Tlnstitution fût une bonne école de composition musicale, mais il disait qu'il fallait se garder de laisser envahir Torchestre par les compositions indigènes. « Notre orchestre ne peut avoir une véritable importance qu'à la condition de rester une école pratique propre à initier nos élèves à la connaissance approfondie des œuvres des grands maîtres (1). »
Il va sans dire que les 3 années de solfège ou au moins les deux premières entrent dans le programme de l'école préparatoire et que l'école supérieure ne peut avoir en fait de solfège qu'une classe complémentaire. Cela n'empêcherait pas les élèves de passer 8 ou 9 ans dans l'école supérieure et consacrer ainsi plus de temps à leur perfectionnement comme harmonistes et comme compositeurs (2).
A l'enseignement musical doit être joint, pour ceux qui manifestent les dispositions nécessaires, l'enseignement de l'accord des pianos. Guadet prise beaucoup cette branche d'industrie et il a fait tous ses efforts pour la développer le plus possible à l'Institution de Paris. Il tenait à ce que les élèves accordeurs, lorsqu'ils avaient terminé leur apprentissage proprement dit, eussent la faculté de sortir de l'Institution, régulièrement, trois ou quatre fois par semaine afin d'aller passer plusieurs heures chez un facteur de pianos
(1) UInstitut des jeunes aveugles de Paris, p. 93.
(2) Mémoire de 1853, p. 35 ou Instituteur t. II, p. 85.
If 4 J. GUADET
choisi par l'Instilution. Là , ils se perfectionnaient, s'habituaient au travail du magasin et exploraient un grand nombre de pianos (1).
Cet enseignement pourrait être parfaitement séparé des études musicales supérieures , et donné par conséquent par des écoles secondaires ; mais je crois que, dans son esprit, Guadet ne l'a jamais séparé de TEcole supérieure de musique, aussi bien parce beaucoup d'élèves musiciens sont heureux d'apprendre l'accord, que parce qu'il peut-être aussi très utile aux élèves, simplement accordeurs, de vivre en contact avec des musiciens et que l'enseignement intellectuel supérieur, dont je vais parler maintenant, convient également aux uns et aux autres.