CHAPITRE IV Ecrits adressés au pubUc
C'est dans ce genre d'écrits que Guadet a été le moins fécond, peut-être le moins heureux. Le premier travail qu'il fit pour être lu par tout le monde parut en 1855 sous le titre : « Institution Impériale des jeunes aveugles^ par J. Guadet, chef de l'enseignement, dans un recueil intitulé, Le Tableau de Paris. En 1866, il donna uu article à la Revue Française, recueil mensuel, où écrivaient Lucien Biart, Jules Claretie, J. Demogeot, Victor Fournel, Arsène Houssaye, Leconte de Lisle, J. Noriac, Antonin Rondelet, Francisque Sarcey, Pierre Véron, etc, etc.
Et, en 1870, Ducrocq, éditeur du volume : Le^ Bienfaiteurs de V humanité ^ lui demanda une biographie de V. Haiiy, qui fut placée auprès de celle de l'abbé de l'Epée, par Berthier ; de Montgolfier, par de Gerando; de Gochin, par A. Cochin, etc. Enfin, en 1878, sur la prière de son compatriote, M. Buisson, directeur de l'enseignement primaire, il fit, pour le dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, plusieurs articles, dont le plus important de beaucoup, est celui sur
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le mot aveugle. Cet article, quoique déjà d'une assez grande étendue, devait être plus considérable encore, c'est ce que nous apprend une lettre de M. Buisson, dans laquelle il prévient Guadet que l'espace manque, et qu'il est obligé de diminuer presque de moitié tous les travaux qui doivent prendre place dans ce dictionnaire.
Le caractère de cet article devait être mixte, mais plutôt pédagogique, aussi le genre de Guadet y fut bien approprié ; tandis que dans le» écrits précédents, insérés au Tableau de Paris, à la Revue Française ^ dans les Bienfaiteurs de Vhumaniiéy il fallait surtout donner des idées générales sur les aveugles, indiquer les grandes lignes , mais ne pas trop descendre dans des détails historiques ou techniques, qui ne peuvent intéresser la majorité des lecteurs.
Guadet ne prit pas assez garde à cet écueil ; ne le vit-il pas ? j'en doute, il avait un esprit trop juste pour cela ; mais, étant surchargé de travail, lorsqu'on lui demandait un article, pour une des collections dont je viens de parler, il cédait à la tentation bien naturelle de prendre, sans les remanier de fond en comble, dans ses écrits antérieurs, les passages qui pouvaient le mieux être appropriés au besoin du moment ; c'est ainsi que l'article du Tableau de Paris et la biographie de V. Haiiy furent tirés presque en entier de son histoire de V Institution ; l'article de la Revue Française de la Condition des aveugles en France^ et de la première Education des enfants