LES LETTRES DE GOA
ne reculent devant aucune expression, fut-elle rude, et violente. Les Remarques commencent ainsi :
« Mon ami Dupe3rrou, faiseur de libelles, lui trompette de calomnies, de faits faux et controuvés, un menteur, un téméraire qui a la lâcheté, Pâme assez noire pour outrager et persécuter injustement et calomnieusement un homme de bien, attaché à Dieu, à la religion I... De grâce, qu'avezvous fait? de quoi s'agit-il ? Le libelle est la lettre de Goa, et l'accusateur est M. le pasteur de Motiers : Ah 1 je respire, le mal n'est pas si grand que je l'avais craint. »
n y aurait, dans cette polémique, beaucoup de traits à relever: traits de satire, traits de mœurs, traits de caractères. On est surpris de la liberté de croyance et de parole qui régnait dans la bonne société et parmi les plus honnêtes gens, à côté d'une dose équivalente d'intolérance et de fanatisme dans certains esprits. Nous avons Élit ce progrès de mettre au moins plus de formes et de courtoisie dans nos discussions religieuses; c'est toujours cela, en attendant le reste. Je renvoie au Recueil les curieux et les chercheurs; il vaut la peine d'être lu dans son entier.
Rousseau* avait d'autres alliés. La protection déclarée du roi et de lord Maréchal lui assurait naturellement celle des magistrats et de leurs