‹ J.J. Rousseau au Val de TraversChapitre 11 sur 132 · LAMOIGNON DE MALESHERBES · texte numérisé non relu

LAMOIGNON DE MALESHERBES

cation devait se faire de suite. Mais des retards surviennent; l'impression est plusieurs fois suspendue ; mille circonstances futiles, rapprochées et commentées, mettent en feu l'imagination du solitaire, et c'est à grand'peine que M""^ de Luxembourg et M. de Malesherbes parviennent à le tranquilliser. Ils ne s'y épargnaient pas cependant.

Celui-ci lui écrivait le i8 novembre 176 1 ^ :

« Je me contente de vous assurer que l'ouvrage entier m'a fait le même plaisir que tout ce qui sort de votre plume. Je crois que vous feriez grand tort au public de l'en priver ou d'attendre l'édition entière de vos œuvres pour le donner. »

Les lettres rassurantes se succèdent; il n'y en a pas moins de sept en quatre mois. L'une, de février, contient cette déclaration :

« Je savais, il y a longtemps, que l'ouvrage s'imprimait en France; je croyais que vous le saviez aussi Si quelques-unes de vos inquiétudes viennent de ce que vous Tignoriez, elles doivent être dissipées. »

ï /.-/. Rousseau, ses amis et ses ennemis, correspondance publiée par M. G. Streckeisen-Moulton. Paris, 1865. Ms. de la Bibl. de

Neuchatel.

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