‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 102 sur 107 · C'est Mercier qui parle ainsi · texte numérisé non relu

C'est Mercier qui parle ainsi

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pour lui, de voir l'Assemblée nationale se lever (levant le vieux serf du Jura!

Le joli récit d'une scène à laquelle il avait assisté en son enfance dans la plaine de Plainpalais * permet d'imaginer son enthousiasme pendant les belles journées qui précédèrent la Fédération de juillet 1790.

Même aux heures les plus sinistres, serait-il entré dans la salle du Jeu de Paume sans un élan de joie, de reconnaissance, de vénération?

Traversant la France, comme le marquis de Ségur à son retour de Russie, s'il avait comparé l'attitude nouvelle des paysans avec leur ancienne contenance humble et morne, n'eût-il pas béni la Révolution qui redressait enfin ce peuple si longtemps courbé -?

La triple invasion dont nous sommes redevables aux Napoléons n'empêche pas de célébrer bruyamment les victoires impériales. Austerlitz fait oublier Waterloo et Sedan. Des succès éphémères servent d'excuse aux désastres qui pèsent sur nous; et nous n'admettrions pas que Rousseau eût été plus touché de bienfaits durables que d'une terreur passagère!

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