‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 14 sur 107 · VI · texte numérisé non relu

VI

qu'en 1780, elle sera ruinée et aura perdu sa liberté \

C'est aussi dans la Paix perpétuelle qu'il écrit : « Le système de l'Europe a précisément le degré de solidité qui peut la maintenir dans une agitation perpétuelle sans la renverser tout à fait; et si nos maux ne peuvent augmenter, ils peuvent encore moins finir parce que toute grande révolution est désormais impossible ». Pour donner à cette surprenante assertion « l'évidence nécessaire », Rousseau jette sur l'état de l'Europe un coup d'oeil qui le porte à penser que « le traité de Westphalie peut être à jamais parmi nous la base du système politique », que ce système semble « inébranlable" ». Dans le Contrai social il prévoit l'avortement de l'entreprise de Pierre le Grand : « L'empire de Russie sera subjugué, les Tartares deviendront ses maîtres et les nôtres. Cette révolution paraît infaillible. Tous les rois de l'Europe travaillent de concert à l'accélérera » Ces textes infirment ce qu'on dit de la perspicacité de Rousseau; on ne les cite pas.

On ne cite pas non plus une autre affirmation

1. VI, 413. Dans une lettre à Bastide, 10 juin 17(iO, Rousseau confirme cette note et enchérit même sur elle.

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