‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 32 sur 107 · V. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, p

3. Lettres de la inonlagne, VII, 422-47. Dans une lettre du 24 octobre 1761, XXI, 234, à propos des réunions tenues par les protestants : « La parole de Dieu est formelle sur le devoir d'obéir

« Je ne voudrais pour rien au monde avoir trempé dans la conspiration la plus légitime, écrivait-il un peu plus tard, parce qu'enfin ces sortes d'entreprises ne peuvent s'exécuter sans troubles, sans désordres, sans violence, parfois sans effusion de sang, et qu'à mon avis le sang d'un seul homme est d'un plus grand prix que la liberté du genre humain. Ceux qui aiment sincèrement la liberté n'ont pas besoin, pour la trouver, de tant de machines, et sans causer ni révolutions ni troubles, quiconque veut être libre l'est en effet*. »

Bien loin de sacrifier la liberté individuelle à l'autorité souveraine, s'il fallait choisir, il lui donnerait la préférence, attendu que « n'être souverain que de nom ne signifie pas grand'chose, mais d'être libre en effet signifie beaucoup- ».

On ne lit pas assez les Lettres de la montagne; on s'occupe moins encore des Considérations sur le gouvernement de Pologne, ou, si l'on y a recours, c'est pour en extraire des passages auxquels on fait signifier le contraire de ce que Rousseau pensait.

aux princes. L;i défense de s'assomhlor est incoriU'stablpment dans leurs droits... L'entreprise d'cnle\cr un homme des mains de la justice ou de ses ministres, fùt-il mi^me injustement détenu, est une réhellion ([u'on ne peut justifier. •

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