‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 38 sur 107 · Lettres, IV, 223 et suivantes · texte numérisé non relu

Lettres, IV, 223 et suivantes

2. Mémoires sur Suard, I, 198. Dans un autre passage souvent cité, Garai parie, il est vrai, d'une sorte de terreur générale causée par Rousseau, mais je ne vois nulle part rien qui l'autorisât à tenir ce langage.

même son hostilité avec une affectation évidente. Tantôt méprisant, tantôt indigné, il ne laissait pas échapper une occasion de marquer combien il s'était éloigné de ces gens dont il était l'allié avant sa seconde conversion. Le seul point sur lequel ils ont raison, disait-il, c'est qu'ils se moquent tous les uns des autres; on n'en rencontre pas un seul qui, venant à connaître le vrai et le faux, ne préférât le mensonge qu'il a trouvé à la vérité découverte par un autre. « Oii est le philosophe qui, pour sa gloire, ne tromperait pas volontiers le genre humain? Où est celui qui, dans le secret de son cœur, se propose un autre objet que de se distinguer M » Son animosité lui suggérait des apostrophes regrettables : « Philosophe cesse un moment de battre la campagne... 0 Montaigne, toi qui te piques de franchise et de mérite, sois sincère et vrai, si un philosophe peut l'être ^ » Le fanatisme, « quoique plus funeste dans ses effets immédiats que ce qu'on appelle l'esprit philosophique, l'est beaucoup moins dans ses conséquences » ; la philosophie ne fait aucun bien que la religion ne fasse également, la religion fait beaucoup de bien dont la philosophie est incapable ^

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