‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 45 sur 107 · Lally-Tolendal, Lettre à ses coininettanfs, p · texte numérisé non relu

Lally-Tolendal, Lettre à ses coininettanfs, p

paraît l'artifice d'un rhéteur plus ami du bruit que de la vérité.

A la veille de la Révolution, quelques personnes étaient effrayées de la façon dont la ro)'auté est traitée dans V Esprit des lois. Mounier déplorait la satire de Montesquieu' ; contre Rousseau, il n'avait pas encore d'objections. A cette date, en effet, que voyait-on dans le Contrat social?

Que l'intérêt général ne doit être sacrifié à aucun intérêt particulier; qu'il est insensé de croire qu'une nation soit obligée de se soumettre à des lois qui lui répugnent, à un gouvernement auquel elle ne consent pas, que le despotisme est encore plus absurde que révoltant; mais Rousseau n'exclut que le despotisme, il « prouve même que la monarchie établie par la volonté générale et fondée sur des lois est un gouvernement aussi légitime et peut-être meilleur que les autres - ».

Lisez l'invocation par laquelle M"'' de Staël termine sa lettre sur les écrits politiques de Rousseau, quelques mois avant la réunion des Etats généraux : La France va, grâce h un accord unanime, atteindre sans secousse le but auquel on n'est jamais arrivé qu'à travers des flots de sang. La Constitution portera le sceau de la raison et de la

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