L'un des signataires, Ramel, était niemlire du Comité de
Ces trois députés avaient tort de parler de génies rétrécis ou malveillants, mais ils avaient raison de faire remarquer, et il est étrange que l'on ait si souvent oublié, que la substitution de la République à la royauté contredisait quelques-unes des maximes les plus nettement et les plus fermement énoncées dans le Contrat social.
Fréron avait raison de dire, le 9 fructidor de l'an II, que l'entreprise d'établir une démocratie de vingt-cinq millions d'hommes dépassait les vœux et les rêves des plus illustres penseurs, que Montesquieu et Rousseau eussent été effrayés d'une pareille conception.
Ne cherchons pas midi à quatorze heures ni dans un livre la cause de la République. La patrie était en danger. Comme ces peuples de l'antiquité qui se sentaient abandonnés par leurs génies protecteurs et croyaient que les Dieux Indigètes désertaient leurs autels, la France voj-ait passer à l'ennemi le roi qui avait été si longtemps son palladium, le gardien et le symbole de son existence. La monarchie fut abolie parce que le vieil accord était rompu, parce que Louis XYI s'était allié aux nobles et aux puissances étrangères contre la nation.
Salut public. — Celle lellrc a été publiée par M. Camille Hloch dans la Révolution Française du 14 mars 1896, p. 230.
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c< Ceux qui ont établi la République, disait Joseph de Maistre, l'ont fait sans le vouloir, ils y ont été conduits par les circonstances '. »
Résolus d'abord à maintenir la royauté, à garder la vieille religion, à s'abstenir de toute conquête, ils ont été réduits à établir la République, à rompre avec l'Eglise, à envahir la Belgique et l'Allemagne, de même que, battus par le vent de mer, les ormes de la falaise, au lieu de monter en paix dans le ciel, se tordent et s'inclinent tragiquement vers la terre.