‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 69 sur 107 · Mémoire an roi, 6" éd., p. 13 et · texte numérisé non relu

Mémoire an roi, 6" éd., p. 13 et

résistance à l'autorité royale était en elle-même, qu'elle était elle-même la cause des troubles et des désordres.

En réponse au comte d'Artois, qui poussait les Autrichiens à secourir Louis XVI, Joseph II écrivait, le 30 octobre 1789, que la contre-révolution, impuissante pour le bien, ne savait que faire le mal; que d'elle seule étaient nés les malheurs qui accablaient le royaume.

Devenu hostile à la Révolution, Mounier n'oubliait pas la joie qu'il avait eue de voir les complots de la Cour déjoués par la prise de la Bastille; il convenait qu'en juillet 89 l'insurrection populaire était légitime'.

Malouet a reconnu qu'au début, quand il n'existait encore ni plan subversif ni faction séditieuse, l'opinion de la mauvaise foi de la Cour et de ses projets sinistres avait répandu l'inquiétude dans toutes les classes de la nation et excité les fureurs populaires; que l'atrocité des actes des meneurs n'avait été tolérée par le plus grand nombre de leurs adhérents que comme un mal nécessaire; que la plupart d'entre eux se considéraient en état de défense légitime et laissaient passer en gémissant les scènes d'horreur qui ont ensanglanté cette

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