‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 70 sur 107 · Exposé dp sa conduite · texte numérisé non relu

Exposé dp sa conduite

époque; que « la démocratie et toutes ses fureurs sont nées des prétentions irritantes de l'aristocratie ^ ».

Lally-Tolendal prédisait, le 20 juin 1791, que les tentatives de restaurer l'Ancien Régime allaient, pour la seconde fois, donner aux scélérats une armée d'honnêtes gens -.

Bernardin de Saint-Pierre, Etienne Dumont ont constaté qu'en s'insurgeant contre la nation, les émigrés commettaient la plus grande faute, alimentaient le désordre dont ils se disaient victimes^. Le pamphlétaire royaliste Peltier, plus dur encore, avouait que la conduite des émigrés ne s'expliquait que par un inconcevable délire '\

Peut-être la meilleure manière de défendre Rousseau serait-elle d'écrire enfin l'histoire de la contre-révolution, de montrer comment, malgré les protestations des royalistes, qui conservaient quelques lueurs de bon sens, les pamphlétaires de Coblentz excitaient par leurs déclamations insensées la rage et le désespoir des défenseurs de la Révolution et provoquaient de nouveaux massacres. Le témoin oculaire dont Taine vantait le

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