Id
science, à notre jugement '? » C'est la paraphrase, presque la traduction, des beaux vers :
Quid quxri, Labiene, jubés ?
Scimus et hoc nobis non altius inseret Ammon, dixitque semel nascentibus auctor Quicgicid sci7'e licet.
Le vicaire parle en philosophe stoïcien. Il n'y a pas là, toutefois, d'attaque directe contre le christianisme. En voici une aussi nette et aussi ferme que possible :
« Une société de vrais chrétiens ne serait plus une société d'hommes... Une république chrétienne! Chacun de ces mots exclut l'autre. Le christianisme ne prêche que servitude et dépendance. Son esprit est trop favorable à la tyrannie. Les vrais chrétiens sont faits pour être esclaves -. »
En disant que les attaques de Rousseau contre la religion ont précédé mais non égalé celles de Voltaire, les éditeurs de Kehl se sont doublement trompés : Le Sermon des cinquante est antérieur à V Emile, mais il y a dans VHélo'ïse, dans la Profession de foi du vicaire, dans la Lettre à l'archevêque de Paris, dans les Lettres de la Montagne, des critiques dont la vigueur et l'audace ne sauraient être dépassées. Par instants, Rousseau est aussi