DE MONTMOLLIN A MESSIEURS DE BERNE
la tiédeur et de l'ingratitude de ses compagnons de lutte, même après la victoire.
Il écrivit donc tristement à messieurs de Berne :
c( Comme il m'importe extrêmement que le paquet que j'ai l'honneur de vous adresser pour le roi, à Berlin, lui parvienne promptement et sûrement, je prends la liberté de vous l'envoyer à droiture sous votre couvert, avec prière de ma part qu'il soit expédié incessamment, et j'ose vous demander très instamment cette faveur par une suite des bontés dont vous m'avez toujours honoré. Quant au port du dit paquet, je paierai ce qu'il vous plaira le taxer, l'aflfranchissant jusqu'à Nuremberg, et il vous plaira me dire en réponse et m'en accusant réception à qui je dois remettre le dit port, soit au bureau de Neuchâtel, soit au postillon de Motiers, à quoi je satisferai sur la minute. La position où je me trouve me flatte que vous ne me refuserez pas cette grâce et que vous voudrez bien agréer les assurances de tous mes services et