‹ J. J. Rousseau, ses amis et ses ennemis (volume 3)Chapitre 37 sur 73 · LETTRES DE DUSSAULX A J.-J. ROUSSEAU · texte numérisé non relu

LETTRES DE DUSSAULX A J.-J. ROUSSEAU

nais, vous reviendrez à moi, et je vous jure que je serai tou< jours prêt à réchauffer mon cœur à la flamme du vôtre ^ Je vous embrasse.

PaiK, le 18 février 1771.

Quid violentius aure lyranni Cum quo de pluviis aut œstibus, aul nimboso Vere loculuri fatum pendebat amici?

Monsieur, ce que vous savez très-bien^ dites-vous, c'est que je vous trompe; et moi, ce que je sais mieux que vous, c'est que je n'ai jamais trompé personne, et je ne suis pas le seul qui le sache. Au reste, ma conscience me «uffit. Quoique vous m'ayez fait autant de mal qu'un méchant en peut faire, je ne crois pas encore que vous soyez méchant. Vous avez votre manie, Pascal avait la sienne ; mais il y a cette différence entre vous, monsieur, et l'auteur des Provinciales^ que la vue du principe imaginaire qui sans cesse effrayait ce grand homme ne nuisait qu'à lui seul, au lieu que votre défiance trop active et trop réelle blesse et diffame tous ceux qui vous approchent. Vous en guérirez peut-être; je le souhaite plus que je ne l'espère.

Je vous salue, monsieur, très-humblement.

* Rousseau répondit à cette lettre par les deux lettres qui se trouvent adressées à Dussaulx dans la Correspondance, en date du 10 et du 16 février

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