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2« Langy^» malemaild, p. 45,
H i. JACOTOt
là même simplifié, et peut-être rehaussé : il n'aurait qu a .donner sa dernière ampleur et son couronnement à Fé- ,difice qui aurait été construit par d'autres professeurs, d'année en année, d'étage en étage.
Cette idée pourrait avoir sa plus modeste application dans l'enseignement primaire, et sa plus complète dans l'enseijgnement secondaire, tant que ces deux sortes d'enseignement formeront des divisions séparées au lieu d'être les deux assises successives d'une même institution. Ce serait là une décentralisation, puis une démocratisation de la philosophie universitaire. Une voix autorisée, celle de M. Fouillée, a déjà posé la question de la décentralisation devant le conseil supérieur de l'Université. 11 proposait d'augmenter le temps donné aux études philosophiques, et de répartir ces études sur plusieurs années, sauf à reprendre ces mêmes .questions, au point de vue supérieur des principes, dans la .classe de philosophie. La commission d'enquête éconduisit avec honneur le projet, non qu'il parût trop hardi, mais parce qu'il était ou paraissait pour le moment inappli- .cable (4). Tout porte à croire que cette proposition novatrice n'a été qu'ajournée. On s'occupe, en effet, un peu par- .tout en Europe, de la transformation de l'enseignement philosophique, et chacun prétend résoudre la question avec ses .arguments spéciaux et dans l'intérêt plus ou moins déclaré de son système. Mais l'idée de répartir cet enseignement en un plus grand nombre d'années domine tous les autres points de vue, et c'est ce qui importe le plus. Cette question préoccupe jusqu'aux réformateurs du nouveau .monde, et j'ai déjà signalé un projet analogue à celui do
1. Voir les raisons de cet ajournement dans un intéressant et judi'< cieuz article de M. H. Marion sur Le nouveau programme de philo^ Mophie^ R9vue phHo8»^ oct. 1880^
L^ENPANT t^SYCHOLOÔtJÊ îo
M. Fouillée dans un essai, dû au D' A. Berra, de réorganisation de renseignement secondaire en Uruguay (1). Enfin la question de démocratisation de cet enseignement, qui n'est pas aussi neuve qu'on le croirait, vient d'être encore une fois indiquée dans un mémoire qui a été récompensé à un concours important, et dont il faut dire quelques mots.
L'auteur de ce mémoire (2) a voulu, après maint autre, résoudre le problème de l'instruction générale et de. l'instruction populaire. S'il n'y a pas complètement réussi, ses efforts n'auront pas été perdus. Il pousse à la création d'un enseignement qui conviendrait à l'universalité des citoyens. Cet enseignement ne serait autre que l'enseignement primaire supérieur, avec des additions nombreuses, ou l'enseignement secondaire, allégé, ad libitum, du latin et du grec, et pourvu d'un riche ensemble de cours ayant pour objets les sciences, la littérature subordonnée à la culture scientifique, la logique, la morale scientifique, la philoso^ phie, ramené à la généralisation ou systématisation des sciences, enfin un cours d'histoire abstraite, dont l'auteur ne détermine pas assez complètement le caractère. Le programme est unique pour les écoles primaires supérieures, les universités rurales (universités de canton), pour les lycées ou collèges, pour les lycées de jeunes filles, sauf quelques restrictions de peu d'importance. L'instruction générale, ou, si Ton veut, intégrale, est la même pour tous en qualité ; elle ne diffère que par la quantité comportée ou demandée par l'élève. Ainsi donc, à tous les degrés de