‹ J. Jacotot et sa méthode d'émancipation intellectuelleChapitre 26 sur 78 · Langue maternaUe, p. 432> 433, 434^ paasinn · texte numérisé non relu

Langue maternaUe, p. 432> 433, 434^ paasinn

m MAÎrRE' 79

de bonne volonté pour trouver cela vraisemblable, entiè* rement, suffisamment possible, quand on lit le programme que Jacotot a tracé par deux fois de cette intéressante éducation (1).

Un homme qui aurait appris à lire par la méthode dé l'Enseignement universel peut mettre Télémaque entre les mains de son fils, et exiger qu'il en sache par cœur, à six ans, le premier livre. Il peut, tous les jours, le lui faire réciter, lui faire telle ou telle question, lui demander ce qu'il a regardé, ce qu'il a compris, ce qu'il en pense. Il aura toujours compris quelque chose, s'il a fait attention, et le père fixe son attention sur ce qu'il récite par celte simple question : Qu'as-tu remarqué? Le second livre vient à son tour, par exemple, quand l'enfant a huit ans * mais ce livre et les suivants sont lus, et non récités. Le père lui demande s^l a remarqué quelque chose, et s'il y a quelque chose comme cela dans le premier livre. Et ainsi de suite pour les autres livres. A neuf ans; l'enfant «sait toutes les phrases, tous les mots, toutes les lettres de chaque mot » ; il peut commencer à écrire d'après la méthode qui sera exposée un peu plus loin. L'élève récitant chaque jour le premier livre, eh copiant une partie chaque jour, continuant chaque jour à en lire des passages, et répondant aux questions, que l'on sait, il arrive, à dix ans, à pouvoir dire par écrit ce qu'il en pense. A onze ans, l'enfant apprend l'arithmétique : est-il possible qu'il n'en ait pas déjà fait inconsciemment? Jacotot n'a pas vu que le père aurait pu l'amener à calculer sur des objets avant de lui enseigner l'arithmétique abstraite. Mais ne critiquons pas, exposons. Le père lui nlet^

Page 1