‹ J. Jacotot et sa méthode d'émancipation intellectuelleChapitre 27 sur 78 · Langue maternelle^ p. 435^ et MàtJUmàtiqueB, p. é · texte numérisé non relu

Langue maternelle^ p. 435^ et MàtJUmàtiqueB, p. é

entre les mains un livre d*arithmétique, le plus court pos-* sible ; il lui fait apprendre le premier chapitre et lui fait les questions ordinaires : Qu'as-tu vu? Que sais-tu? Qu'as-tu remarqué ? A douze ans, l'enfant doit savoir et comprendre l'arithmétique. Un enfant de douze ans, qui a appris panécasiiquement à lire, à écrire, à exprimer sa pensée de vive voix et par écrit, à calculer et à expliquer les opérations de calcul, à tout rapporter à ce qu'il sait, un tel enfant, « n'a plus besoin de personne. Le père lui dira de demander à un disciple de l'enseignement universel ce qu'il faut faire pour savoir le latin et le grec, par exemple, à quatorze ans. Et l'enfant le saura, si le père le veut (1). »

Tel est le progamme au service du père pauvre et ignorant, mais émancipé. On peut l'accepter, en principe, à condition que cet homme ait chaque jour, ou du moins plusieurs jours par semaine, autant jie temps que de bonne volonté à dépenser pour son enfant. Admettons du moins» avec notre système d'instruction obligatoire et gratuite, la chose possible de temps en temps à une bonne partie des braves gens qu'épuise le rude travail de leurs bras. Ils pourraient, dans ce cas, vérifier à leur façon les résultats de l'instruction donnée à leur fils. L'idée même de la capacité enseignante de tout homme me paraît une invention de génie, d'une application et d'une portée considérable. N'implique-t-elle pas pour tous le devoir et le droit de répandre autour d'eux, de stimuler l'instruction universelle sous toutes ses formes ? Tout homme est un éducateur-né, un émancipateur : telle est la conclusion du principe posé par Jacotot . Idée éminemment sociale . et humanitaire, qui, née en France, fera sans doute son chemin dans le

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