Lanque maternelle, ç
expérience personnelle, soit dans cette ^périence de tout le inonde qu'on appelle le sens commun. Nous Tavons vu dans cette réponse, qui n'a Tair de rien, mais qui revenait souvent dans l'enseignement universel : Tout le monde sait cela. Quoi qu'on pense de ces exercices, d'après le spécimen qui nous en est fourni par Jacotot, on doit reconnaître qu'ils pouvaient contribuer à donner l'habitude d'examiner et de comparer les mots, les faits, les idées, de les voir et de les présenter sous toutes les formes, dans •toutes les modifications possibles et raisonnables. Jacotot et ses disciples assuraient, en outre, que l'élève, même tout enfant, par cette méthode, arrivait très pi^mptement à faire des exercices de composition orale et écrite.
i** LHmitation est un des:premiers exercices par lesquels Jacotot cherchait à développer l'esprit de ses élèves et les habituait à exprimer leurs pensées d'une manière suivie. Par exemple, étant donné le premier paragraphe de Télémaque^ il s'agit de transporter le personnage.de Philoctèie dans celui de Calypso. L'élève compose en classe, et remet sa copie avant de sortir; le lendemain, il lit son .ouvrage, sur lequel les questions du maître l'amènent à justifier, à vérifier l'emploi de chaque expression.
Rien de plus utile que l'analyse de son propre travail par l'élève, la composition et l'analyse étant circonsorites dans le cercle des idées et des expressions qui lui sont familières. Etant tenu de justifier l'emploi de chacune de sqs expressions, il ne se contente pas d'une imitation servile et mécanique, et, sans transformer encore à son gré \%
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morceau qu*on lui donne à imiter, il compare entre ses souvenirs, pour en faire un choix et une combinaison en rapport avec la nature du sujet. Ajoutons que le principal rôle, dans ces compositions de début, appartient encore à la mémoire seule ; aussi l'élève n'a-t-il qu'à rassembler rapidement ses idées et ses mots pour écrire sa composition. C'est une improvisation par écrit, qu'on peut aussi faire de vive voix. On s'exerce à écrire et à parler en même temps.
2® Un autre exercice est celui de la définition. On donne, par exemple, à définir le courage^ la modestie, la défiance. Après une courte réflexion, l'élève improvise par écrit ou de vive voix le travail qu'on lui demande. Pour caractériser tel ou tel sentiment, il n'a qu'à se rappeler les phrases où il l'a vu exprimé. Il réunit les phrases ou les expressions exprimant des actions conformes à ce sentiment. Ce qui était particulier dans le livre se généralise dans sa composition, par un simple effet de la juxtaposition de quelques morceaux détachés. Du reste, Télève justifie toujours l'emploi de chacune des expressions qu'il a employées. A mesure qu'il a fait plus de réflexions sur un plus grand nombre de morceaux appris, on lui recommande « de détailler davantage, c'est-à-dire de faire un plus grand nombre de réflexions en regardant un plus grand nombre de faits (1) ». a On prend ainsi successivement pour sujets les vertus, les vices, les défauts ou les bonnes qualités. Insensiblement l'élève s'étend davantage sans faire jamais au hasard ce qu'on appelle des amplifications ; car il voit tou<< jours ce qu'il dit (2). »
3« L'élève développe en dix ou quinzes lignes des syn(h nymes de mots. Par exemple, étant donné les mots autg'