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EXERCICES ÛÈ ÈOltPOSlTlON lôfi
tenter et ajouter ; les mots austérité et sévérité ; 5^^^(e5 et conséquences ; mer, onde^, vagues et flots ; l'élève construit un petit nombre de phrases où ces mots sont employés dans leur valeur respective.
4° L'élève fait des traductions^ par exemple, Les regrets de Vambitieux, d'après les regrets de Calypso. Il s'agit encore ici de généraliser, c'est-à-dire de supprimer les faits particuliers, les circonstances particulières, et d'imiter seulement « les réflexions de l'auteur ». Cet exercice, selon Jacotot, est très important. Il peut a traduire toutes les réflexions et même toutes les suites de réflexions... C'est véritablement ici le développement oratoire qu'on imite, dès qu'on aperpoit un rapport entre le sujet qu'on se propose et le sujet traité par l'auteur. C'est ce que nous faisons tous au moyen de nos lectures qui nous inspirent à notre insu. Sous ce point de vue, Fénelon est la traduction d'Homèra et de Virgile ; Bossuet, Cicéron, sont dans Fénelon. L'élève de l'enseignement universel qui les aura reconnus dans son livre, aura acquis des connaissances fixes et durables» puisqu'il n'oubliera jamais ce qu'il a si souvent répété » (i).
5® On donne à faire des synonymes d'expressions ; par exemple, indiquer la différence qui existe entre ces expressions : saisi de douleur, pressé par la douleur^ abattu par la douleur, plongé dans la douleur.
6* Des synonymes de composition. Le mot composition signifie ici réunion ou assemblage. C'est un exercice d'association des idées et des mots, qui consiste à écrirci au dessous d'un mot, tous les mots et toutes les expressions qui se rattachent dans le livre à ce mot. Par exemple,, le mot de regrets suggère, par le souvenir des regrets de Ca-
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lypso, toute ntiè série de mois : départ, douleur, se trouver imalheureuse^ immortalité, grotte, résonne, cfiant, nymphes, n'oser, etc. « On peut faire les synonymes de composition comme on veut, soit en parlant, soit en écrivant. Parler est encore plus utile ; car celui qui parle (d'après nos exercices) sait écrire, et la réciproque n'est pas toujours yraie » (1).
. 7* Des analyses. L'élève a acquis l'habitude de regarder, de comparer, d'apercevoir les ressemblances et les différences, de parler d'abondance sur les différents sujets qu'il a étudiés : mais il n'a fait jusqu'à présent que des morceaux. Le moment est venu de lui faire entreprendre de véritables discours, des ouvrages de littérature. On lui fait d'abord faire des analyses. L'analyse réduit un long ouvrage, Télémaque, les meilleurs discours de Bossuet, de Massillon, etc., à leur valeur intrinsèque. On s'habitue à remarquer la marche de l'auteur, à distinguer dans son écrit le principal de l'accessoire. On voit qu'un discours n'est autre chose qu'une proposition (Fénelon l'avait fort bien dit avant Jacotot), que cette proposition se décompose en un certain nombre d'autres, qu'il s'agit de développer successivement. Cet exercice doit donner beaucoup de facilité à trouver sur un texte quelconque, pris comme proposition principale^ les développements variés qui n'en sont quo des propositions accessoires.
8® Des développements de pensées. L'élève a remarqué que tout développement doit être tiré des faits, des circonstances. Toute pensée que Fénelon a développée se réduit à cela: il faut l'imiter. On signale à l'élève le passage di^ quatrième livre de Télémaque où Mentor fait des remoa-^