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trances au fils tf Ulysse sur son indiscrétion. Mentor dit : « Ne parlez jamais par vanité » ; mais il ne développe pas cette pensée. L'élève la développera, en imitant les réflexions de Tauleur, mais en y ajoutant des combinaisons particulières.
9** Trouver des sujets de traduction. L'élève prend un passage pour modèle et pour guide, et il le traduit dans la manière qui lui convient. Par exemple : Téléniaque combat le Uon; traduisez : la vertu combat les passions. — Les charmes de la vie champêtre ; traduisez : les charmes de Tétat militaire. ^- La douleur de Télémaqué dans la tour ; traduisez : Tambitieux persécuté par la fortune. L'élève doit justifier ses compositions, et indiquer les rapports qui existent entre le sujet pris pour modèle et le sujet traduit.
10° Écrire sur im sujet quelconque. L'ode, la poésie descriptive, la comédie, la tragédie, etc., tous les sujets de littérature, sont à la portée de l'élève, qui n'a pourtant encore étudié aucun traité de littérature. On lui met sous les yeux une pièce de vers, une pièce de théâtre, etc., et on lui demande d'écrire ce qu'il en pense. Il en pensera toujours quelque chose, et saura l'écrire en son français. Par exemple, on lui fait lire l'ode sur la mort de J.-B. Rousseau, et on lui demande de dire et d'écrire ce que c'est que l'ode, et il généralise les observations qu'il fait su? cette ode.
11° Écrire sur u/n objet quelconque. Une fleur, un miroir, le serin, le chat, etc* L'élève parlera bien d'une fleur, s'il la connaît, s'il l'a observée, bien qu'il ne sache pas le nom technique des diverses parties de la fleur. î\
it Langue maternelle^ p. 138«
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y a pour tous les objets et pour tous les sujetâ, t)Otir toutes les sciences çt pour tous les genres littéraires, des langues particulières qu'il faut connaître pour bien parler de ce dont pn parle. L'élève « tirera ses termes et ses expressions de la langue commune, jusqu'à ce qu'il sache les langues particulières qu'elle contient » (1).
12° Imitations ou synonymes de pensées. Par exemple : Dieu donne aux rois, quand il lui plaitj de grandes et terribles leçons. On réfléchit, et on peut dire : Les révolu-» tions donnent aux peuples de terribles, mais d'inutiles leçons, La Rochefoucauld a dit : L'esprit est souvent la dupe du cœur. On peut dire : Le cceur est souvent la dupe de l'esprit. N'oublions pas que l'élève doit toujours justifier son œuvre, toujours montrer le fait qui lui a inspiré cette réflexion » (2).
13° Lettres : De Pénélope à Télémaque, de Mentor à Ulysse, de Protésilas à Timocrate, etc. « On parle beaucoup de style épistolaire, dit Jacotot : entendons-nous. On récit pour exprimer ses pensées et ses sentiments : toutes les fois que ce but est rempli, on a bien écrit. Le fond des connaissances nécessaires pour cela se trouve dans tous les livres. On peut tout dire avec la langue commune. C'est pour faire un livre dans le genre épistolaire, comme on dit, qu'il est nécessaire d'étudier madame de Sévigné, par exemple » (3).
14° Portraits : Mentor j Protésilas, etc.
15° Parallèles : Narbal et Philoclès, etc.
16° Récits. L'élève fait une histoire avec des faita qu'il imagine, en imitant Fénelon pour la vraisemblance, h succession des faits, en mêlant avec art, dans son récit,