Lapsxpihologie de Venfant, 2* édition, p. 206 et 23D
cherche el découvre, qu'on ne fait que l'y aider. Par celle méthode, si l'on ne fait pas réinventer les sciences par l'enfant, ce qui serait ridicule et inutile, on lui donne, dès le début, avec l'intelligence des mathématiques, la curiosité scientifique dont son âge est capable. Il commence à saisir l'enchaînement de rapports indépendants des objets où ils sont impliqués, et à comprendre que ces rapports sont susceptibles de combinaisons générales, dont il peut voir ou produire lui-même à chaque instant les applications particulières et concrètes.
Induction et déduction, analyse et synthèse, ces procédés fondamentaux de tout enseignement, sont ainsi mis au service de l'initiative enfantine, fortement secourue par les questions et les rares explications d'un maître attentif et prudent. Ce sage accouol^eur des esprits tiendra compte aux enfants de ce qu'ils ont appris avant d'être entre ses mains ; quelque modeste que soit cet acquis, il contient le germe dos futures connaissances. Il cherchera les préliminaires des mathématiques, non dans les formulaires que l'enfant consultera plus tard, mais dans l'esprit même de l'enfant. Il lui demandera comment il forme les nombres (concrets d'abord), unité par unité; ce qui résulte des nombres ainsi formés quand plusieurs unités ou plusieurs ordres d'unités y sont ajoutés : l'addition et la numération seront ainsi rapportées l'une à l'autre ; l'addition et la multiplication seront aussi fondues ensemble ; et la division dans la soustraction et la multiplication. L'enfant, sur les genoux d'une mère, peut faire tout cela, comme de luimême, comme en se jouant. Mais il ne faut pas oublier de le questiooner sur ce qu'il fait, de lui en demander compte, de lui faire répéter sans cesse ses propres réponses, de l'amener à redresser lui-inême ses propres erreurs. On fait