‹ J. Jacotot et sa méthode d'émancipation intellectuelleChapitre 47 sur 78 · Lantfue matemelley p · texte numérisé non relu

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une seule classe de citoyens qui n'aient un intérêt supérieur à connaître l'histoire récente de leur pays. Tout homme aujourd'hui vote, lit les journaux, assiste aux réunions publiques, est une parcelle du peuple souverain, fait à son heure et à sa façon son personnage politique : il importe, pour lui comme pour tous les autres, qu'il voie aussi clair que possible dans les affaires publiques, dont il est le premier et le dernier juge. Un excellent manuel, moitié civique, moitié historique, dans l'esprit du vaillant petit livre de M. Paul Bert, suffirait à la rigueur au paysan et à l'ouvrier qui le sauraient bien et le reliraient sans cesse. Mais on peut souhaiter encore quelque chose de plus pour les plus humbles citoyens ; par exemple, la connaissance exacte et précise des principaux faits, des principoles périodes, des principales dates politiques, militaires et économiques de notre histoire nationale depuis la Réforme jusqu'à la Révolution. Chacun puiserait, dans les souvenirs nets et vivants de cette période capitale, des données suffisantes pour mieux apprécier, en les y rapportant, les hommes et les choses de notre temps, et prendre, quand il est nécessaire, son parti en conséquence. Aussi bien, l'histoire, telle qu'on la fait maintenant, selon le vœu de Michelet, et surtout d'après son exemple, est surtout une histoire du peuple, et tous les enfants du peuple peuvent la comprendre. Ajoutons que les programmes de l'enseignement primaire tendent de plus en plus à satisfaire ce nouveau besoin. . Cette même période devrait être l'objet d'une étude plus approfondie pour les élèves de l'enseignement secondaire spécial et classique, tant que l'enseignement dit classique subsistera. Ceux-ci pourraient même rechercher jusque dans la société féodale les origines de la société contemporaine. Ils y verraient avec émotion les premières revendi-

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