‹ J. Jacotot et sa méthode d'émancipation intellectuelleChapitre 52 sur 78 · Lanqite étrangère^ p · texte numérisé non relu

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aurait ittal choisi le terrain pour y jeter les fondements de rédifiee. Mais dans tous les cas, il ne faudrait pas perdre son temps à rédiger poêla sur rosa^ et ainsi de suite. Apprenez par cœur, répétez sans cesse, et le tour est fait (l). »

L*idée d'apprendre une langue étrangère avec un seul livre, ou du moins sans grammaire, n'est pas une invention de Jacotot. Le mode d'ensreignement pratiqué au xvi^ siècle par le danois Ratich offre même plus d'une ressemblance avec les procédés jacotiens. C'est avec un seul livre, lui aussi, la Bible allemande pour la langue maternelle, et Térence pour le latin, qu'il enseignait en très peu deiemps, à lire, à écrire et à parler couramment ces langues. Le livre était, non pas appris, mais traduit en longues séances, de la manière suivante : deux fois d'abord par le professeur, ensuite une fois par le professeur et par les élèves, et enfin deux fois par les élèves seuls. Les exercices de Ratich étaient beaucoup moins mesurés et beaucoup plus fatigants que ceux de Jacotot. Ratich était d'ailleurs tout à l'opposé de Jacotot relativement aux exercices de mémoire. Dans sa réaction excessive contre le machinisme de la scolastique, il en arrivait à calomnier cette précieuse faculté. « Ne faites rien apprendre par cœur, écrivait-il. La récitation de mémoire outrage la nature et la raison. » Quant à son axiome, « Il ne faut confier à la mémoire que ce qui lui parvient par le canal de l'intelligence, » il dit trop ou trop peu : comme Jacotot l'a très bien vu, il ne suffit pas de comprendre,

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