Musique, dessin et peinture, p, 1Ç
cesse^ on ne cesse de lire avec les yeux, de raconter avec les doigts le reste des airs. Si on lit, par hasard, quelque autre morceau de musique, il faut être attentif à tout, da manière à pouvoir le raconter séance tenante. On peut dès lors aussi, attaquer le concerto le plus difficile et le plus savant, par exemple, le concerto de Ries. Un concerto répété, analysé et raconté, on peut déjà commencer à composer des morceaux d*une certaine étendue. On continue à suivre la marche habituelle, on continue à improviser, on compose, par exemple, des sonates, etc., et auboutd*UQ an, on peut improviser sur le piano avec autant de facilité que Litz ou les virtuoses les plus distingués. L'essentiel est d'être persuadé qu'on fait ce que Ton veut pourvu qu'on n'oublie pas ce qu'on a appris (i).
Dessin et peinture
C'est surtout dans les arts représentatifs qu'on peut, sans maître explicateur, apprendre la langue qui doit traduire un fait matériel et les sentiments éprouvés par celui qui les traduit. Cet apprentissage des moyens d'exprimer les objets extérieurs et les sentiments correspondants est indispensable, mais accessible à toute intelligence. On ne naît pas peintre : on naît avec les dispositions nécessaires pour le devenir. On peut donc apprendre le métier tout seul et sans guide, mais il sera toujours préférable de l'apprendre avec un aide questionneur et vérificateur.
1. On peut voir une courte récapitulation de toute la méthode mu<* slcale dans le même livre, p. 27d-28S.