Examen crique, 0tc.rP
DESSIN ET PSINIUAB 161
appelle Vunité de sentiment. Cette règle est fondée en nature. « Deux impressions contraires se détruisent ; je ne peux pas rire et pleurer en même temps, et si .cette unité pouvait être sujette à quelques exceptions dans certains arts, la peinture ne saurait en admettre aucune. Le peintre, en effet, ne parle jamais que de Tévénement d'un moment, et si la joie et la douleur peuvent se succéder dans son âme, elles ne peuvent y entrera la fois (1) ». Cette règle est sévère, mais elle est un guide sûr pour l'artiste qui veut juger son œuvre ou apprécier celle des autres, et pour rélève qui veut se rendre compte de ses progrès. L'unité de sentiment est-elle observée jusque dans les moindres détails d'un ouvrage? 11 est d'un artiste. C'est la seule règle qui doive le diriger dans le choix, dans la composition et l'exécution de ses productions. Mais ce n'est pas la règle qui doit toujours en assurer le succès. Le goût varie avec les juges, les époques, les circonstances, les préjugés, les passions. Avoir du goût signifie les choses les plus différentes et môme les plus opposées. « Avoir du goût n'est donc pas une règle pour l'artiste ». Nous dirions plutôt que se conformer à la règle de l'unité, sans tenir compte du goût de ses juges, c'est l'avoir parfait.
L'élève de l'enseignement universel n'aura donc pas d'autre mesure que l'unité de sentiment. L'œuvre qu'il étudie exprime-t-elle, dans l'ensemble et dans les détails, un seul sentiment ou un sentiment principal? C'est ce qu'il s'efforcera d'imiter. Jacotot veut aussi qu'il parle sans cesse, qu'il se parle même à lui tout seul, pour assurer les autres, pour s'assurer qu'il sait l'exécution et qu'il comprend l'art.
C'est en parlant sur les ouvrages des autres, et sur lea