‹ J. Jacotot et sa méthode d'émancipation intellectuelleChapitre 8 sur 78 · Dq l'Eifpritf 3» discours · texte numérisé non relu

Dq l'Eifpritf 3» discours

là J. JACOTOT

nirs classiques pour constater qu'aujourd'hui, comme il y a quatre mille ans, sous toutes les influences de climat, d'institutions, de mœurs et d'éducation, les aptitudes intellectuelles sont toujours très inégalement combinées ou réparties : c'est un fait d'évidence historique et psychologique. De son côlé, la physiologie nous montre des difl'érences organiques de première importance dans les instruments appropriés aux fonctions de l'esprit. Le volume, la densité, la vitalité, le nombre des circonvolutions du cerveau, la forme même du crâne et la direction des lignes faciales, ce sont là des caractères -d'où l'on peut, jusqu'à un certain point, augurer la diversité des aptitudes intellectuelles. La plupart de ces particularités sont originelles ou héréditaires; un très petit nombre peuvent être rapportées, mais sans certitude, aux variations accidentelles des êtres vivants. Rendant compte autrefois du livre de M. Ribot sur Y Hérédité psychologique^ M. Georges Pouchet indiquait, parmi les causes tendant à modifier dans l'individu les organes et les fonctions psychiques, « l'influence permanente de ce qu'on pourrait appeler Vaccideat, Il est de tous les instants. Il intervient dès cette époque où le fœtus est encore réduit, dans le sein maternel, à l'état d'une petite sphère grosse comme la tête d*une épingle : sans lui chaque être reproduirait invariablement les traits, les facultés, les instincts de ses ancêtres» (i). Ce savant ajoutait que la déviation d'un millième de millimètre subie par une cause quelconque dans quelque partie du fœtus produit une modification notable sur cet organe et sur ses fonctions physiologiques ci autres. L'existence des inégalités, soit naturelles, soit acci-

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