‹ J. Michelet et ses enfantsChapitre 11 sur 15 · LIVRE HUITIEME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIEME

En 1861 grande révolution! M. N... a quitté le Tôt. On ne le verra plus, ce cher petit homme, sur son petit cheval ; on ne le verra plus dans son cabriolet historique, où tant de célébrités contemporaines avaient été par lui voiturées ! Le voilà rédacteur au Journal de Rouen ^ le voilà père de famille, marié, citadin M. N... sans le Tôt, sans

moulin, sans rivière, sans poissons, M. N... hors de ses sabots, est-ce encore M. N... ?

Michelet cependant est heureux d'avoir casé le solitaire du Tôt, et il Técrit à son gendre.

Mais si Ton ouvre la correspondance des deux amis, on ne les y retrouve plus ni Tun ni l'autre ; ce n'est à cette époque que défaillance, ennui et néant. Dumesnil est tout désorienté de ne se sentir plus

cette maison du Tôt, dans laquelle Michelet un jour disait si bien en frappant de sa main sur la vieille table : « Alfred rCa été heureux quHci ! » El puis, il se demandait ce qu'allait devenir à la ville le pauvre N...

Le pauvre N..,, de son côté, ne tarda guère à comprendre qu'au lieu de se faire journaliste, il eût été bien plus sage et plus sain de <( planter quatre oignons dans un coin et d'ea vivre. » Aussi quelle entrée triomphale dans sa nouvelle carrière ! jamais publiciste n'avait commencé plus fièrement. Son premier article parut dans le numéro du samedi 18 mai 1861. Quelque jour, sans doute, on voudra revoir et reproduire, pour la consolation de tous les débutants, ces splendeurs d'un journaliste à son aurore. Il s'agissait des ensevelissements précipités... L'article, par le fond, par la forme, était digne d'un entrepreneur des pompes funèbres, et l'auteur, tenant à sa gloire, avait signé en toutes lettres : Eugène N... Michelet eût du être content, car il avait une peur terrible pour lui et pogr les autres des enterrements précipités. On peut le voir dans une lettre à son gendre, au moment de la mort de son oncle, M. Narcisse Michelet (en 1867), et dans une autre lettre plus explicite encore et plus singulière, écrite l'année précédente (7 mars 1866i

à M. Georges Pouchet, à propos de la pétition sur la mort apparente, adressée au Sénat par le cardinal Dannet, qui lui-même, dans sa jeunesse, étant tombé en catalepsie au milieu d'un sermon, avait failli être enterré vivant. Mais ce malencontreux début de N... dans le journalisme n'en avait pas moins attristé Michelet. 11 tâchait de Tamener à faire de petits articles pratiques pour les paysans, articles, disait-il, qui auraient l'avantage de le poser fortement et hors de toute polémique. Le maître eût voulu que N... refît quelque chose comme les Lettres rustiques qai dans f Opinion nationale avaient si bien réussi.

Aux mois de juin et de juillet de cette année 1861 , Michelet, étant allé passer quelques semaines en Normandie, à Veules, au bord de la mer, envoie au nouveau publiciste, pour qu'il en rende compte, le livre de M. Remy sur les Mormons : il voudrait que N... entreprît une campagne contre le mormonisme qu'il déclare impie et horrible. « C'est, disait-il, un piège pour les femmes, une immonde barbarie. »

En août de la même année, il alla en Suisse, à Veytaux. Là encore, préoccupé de N..., il voudrait le voir entreprendre une série d'articles en faveur du grand navigateur rouennais Cavelier de la

Salle ; et puis à Cavelier de la Salle il voudrait que N... ajoutât, comme en une sorte de Panthéon local, Le Pesant de Boisguilbert, « ce grand homme à qui Rouen fit, en 1708, un vrai triomphe romain ».

Et alors Préault, le cher Auguste Préault, fera pour Rouen les trois statues de Jeanne d*Arc, de Cavelier de la Salle et de Boisguilbert.

Un souffle de yie cependant était revenu à N... Vers la fin de 1861, l'idée subitement le prît de faire, avec deux amis rouennais, un Almanach des Normands pour 1862. On s'était mis à l'œuvre vaillamment et gaiement. Et presto, presto, tout le monde aidant, et Michelet lui-même s'étant fait leur collaborateur, r Almanach avait paru. Vers, prose, science, histoire, fantaisie, ce fut une merveille que ce cher Almanach. Michelet, pris d'enthousiasme, se mit à le distribuer à toute la Provence : il était alors à Hyères ; si bien que jamais entre Normandie et Provence il n'y avait eu de telles accointances. Mais, vers les derniers mois de 1861, l'historien, replongé dans le plus obscur moyen âge pour en tirer la Sorcière, recommença

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de s'acharner au travail avec une telle frénésie, qu'il fut pendant quelque temps pour ainsi dire séparé du reste des humains ; ce fut comme une fièvre sans intermittences. Et c'est par la publication de ce livre que devait se clore l'année 1862. N..., en train de le lire, écrit :

« .... Je suis terriblement endiablé de la Sorcière, J'en arrive à l'histoire d'Urbain Grandier, et je n'y ai encore rien compris. Comment, avec tant de génie et de droiture, peut-on tomber dans de semblables galimatias ? Et pourtant il y a des pages admirables ; mais l'éclat du style, l'efifort, l'affectation, la pleurnicherie, les pauvretés d'un roman sans invention, sans vérité, sans intérêt, font de la pauvre Sorcière quelque chose d'impossible.... Le croiriez-vous I Toutes ces histoires m'ont remis en joyeuse humeur. Pourquoi M. Michelet, qui avec raison fait tant de cas du rire, n'a-t-il pas ri un peu dans son livre ? Ah I si ce puissant esprit se dcv ridait une fois I....

« Ah! ahl ahl ahl ahl quand pourrons-nous

nous en donner à cœur joie sur tous nos contemporains littéraires, politiques et autres ! les gens les plus sérieux, les plus honnêtes y scoat bien amusants I Ce siècle n'aura-t*il point son Aristophane ? Mais je voudrais un Aristophane qui pût nous faire

rire des gens en nous les faisant aimer, car beaucoup d'entre les plus risîbles sont très-dignes, tout en étant comiques, d'un très-grand respect. C'est ce que personne aujourd'hui ne sent ; on ne sai que railler, on ne rit plus, on se contente de gouailler ses ennemis, quelle pauvreté ! Riez donc, mes amis, riez de lui, de vous, de moi. C'était lui, c'était sa femme, c'étaient ses amis et toute sa maison que Molière mettait en scène. Ah ! nous mourrons bientôt, à force de gravité. »

V — Moi, répondait Dumesnil, je ne désire plus que me taire, détournant les yeux de la scène du monde où paradent tant de gens en faiîx col »

Cependant un nouveau malheur était arrivé.

Dumesnil, dès le 16 mars, me l'avait fait pressentir en ces termes :

« Vous ne me parlez pas de Charles. Ne

savez-vous donc pas que le pauvre garçon est trèsmalade de la poitrine, qu'il doit venir passer Tété à Vascœuil, maïs que, pour le moment, le médecin le garde à Strasbourg? Je n'ai pas un détail de plus, et point de réponse à ma lettre. »

Quelques jours plus tard, M. Michelet partait subitement de Toulon pour Strasbourg; Dumesnil l'y allait rejoindre aussitôt, et me transmettait ces détails :

« Ami, vous savez par la dépêche de M. Michelet que Charles vit encore ; mais il est perdu. M. Mi-

chelet s'acharne à l'espoir. Mais personne ne le partage. Les médecins lui donnent un mois à peine.

« Quoique je m'attendisse à le trouver mort, quoique je fusse prévenu, l'aspect est terrifiant. Je n'ai jamais vu une dévastation pareille. Et le pauvre enfant voudrait tant vivre I

<i Nous repartons demain vendredi pour revenir, hélas! bientôt....

« M. Michelet va très-bien, mais il sera trèsfrappé quand le malheur sera consommé. »

Enfin, six jours après, je recevais cette nouvelle lettre de Dumesnil :

(c Mon ami, le malheur qui était imminent est arrivé... Je repars seul, ce soir, pour Strasbourg »

Dumesnil alla seul, en effet, rendre les derniers devoirs au pauvre enfant qui venait, sept ans après sa sœur, de s'éteindre comme elle et à peu près au même âge. M"® Adèle était morte à trente ans, Charles mourait à trente-trois.

L'excellent garçon occupait à Strasbourg, depuis quelques années, un emploi dans le chemin de fer d'Alsace. Très-doux, très-modeste, toujours en défiance de mal faire ou mal dire, il semblait parfois tenir cachée, dans un coin de lui-même, une partie de l'âme de son père, inactive, mais clairvoyante.

Après la mort de son fils^ Micbelet resta quelque temps silencieux^ plongé dans le volume sur la Régence.

L'été suivant seulement (1864), il envoie à son gendre et à N..« le portrait de Charles, et leur écrit à Tun et à l'autre la même lettre :

« Je vous envoie, cher ami, le portrait de quelqu'un qui vous aima beaucoup..,.. »

11 existe de Charles Michelet, de sa sœur et de son beau-frère une correspondance qui pourrait être pu* bliée, car, je Tai dît, tout le monde autour de Michelet éeriyait bien. Tout le monde, autour de ce grand artiste, était artiste, maïs artiste en sincérité. Nulle part on ne sut mieux faire parler son âme. Combien de lettres intéressantes on pourra recueillir de Charles, de cet aimable enfant qui, s'il rnan* qua souTent d'énergie, ne manqua jamais de bonté.

H fut, durant son séjour en Alsace, en relations d'amitié avec une religieuse pour laquelle il montra toujours le plus grand respect; elle était devenue

la confidente de ses tristesses. On a rîetrofnré dans ses papiers la copie d'une lettre qu'il lui adressait de Strasbourg, le 1& juillet 18â&. Cette lettre^ si

simple, mais si caractéristique du fils de Michelet, était ainsi conçue :

« Votre bon souveiyr m'a été au cœur, et

je ne saurais tous dire tout le plaisir que j'en ai éprouvé.

« J'aurais tant à vous dire, ma chère sœur, que véritablement je ne sais par où commencer. Notre correspondance a été interrpmpue bien longtemps^ et de si grands chagrins sont venus fondre sur moi, que j'ignore si je vous ai instruite de la perte si douloureuse que j'ai faite en ma charmante sœur, dont vous avez vu le portrait à Thann. Ily a juste un an aujourd'hui que je la conduisais à sa dernière demeure. Elle est morte de la poitrine, à trente ans, laissant trois jeunes enfants charmants. Je ne puis vous dire quelle douleur cette mort m'a causée. Ma sœur avait été pour moi plus qu'une sœur^ elle avait été une mère, puisque j'avais perdu la mienne très-jeune, et qu'elle m'avait élevé.

« Quelque temps avant sa mort, j'avais été à Paris pour la revoir, car on m'écrivait qu'elle était plus mal et que je devais venir. Je passai quinze jours à Paris, quinze jours affreux, car je savais que je la quittais pout ne plus la revoir. La pauvre enfant se doutait de sa fin prochaine, et, dans le dernier embrassement qu'elle me donna, elle me dît

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adieu. — « Adieu pour toujours 1 » J'étais à genoux devant elle, le cœur et les yeux gonflés de pleurs, sans oser pleurer, car je craignais qu'une violente émotion ne la tuât. Une erreur dans ma carte de retour ayant retardé mon départ d'un jour, je restai près d'elle, regardant à chaque instant la pendule qui me semblait avancer si vite pour me séparer d'elle. Je voulus, avant de la quitter, lui faire un dernier plaisir. Toute sa vie elle avait beaucoup aimé les fleurs ; je lui remplis son salon de toutes les plus belles que je trouvai, je la pris dans mes bras, et la portai au milieu de ce parterre. Je ne saurais vous dire le regard qu'elle me donna ! je le verrai toute ma vie. Peut-être voyait-elle dans ces fleurs éclatantes cette vie à laquelle elle se cramponnait avec une ardeur si grande pour ces pauvres enfants qui allaient perdre leur mère.

« Huit jours après je repris le train-poste pour Paris. Ma sœurétaitmorte. J'étais si abattu, que je. ne pouvais plus pleurer. Son visage si changé par la maladie avait repris ce calme superbe qu'imprime en général la mort et qui semble un rayon émané d'en haut. Mon beau-frère et moi, nous l'ensevelîmes, car elle avait témoigné la crainte d'être touchée après sa mort par des mains étran-

gères.

« Ce devoir me coûta beaucoup ; mais Tidée d'accomplir sa volonté me donna le courage. Une quantité de monde accompagna le modeste corbillard jusqu'au cimetière, car ma sœur n'avait pas voulu d'autre char que celui des pauvres. Tous les amis de mon père s^y trouvaient : Lamartine, Béranger, Proudhon, etc.. Enfin il fallut dire un' dernier adieu. Je rentrai avec mon père, l'àme immensément vide. Cette mort a vieilli <ionsidérablement mon père ; il aimait sa fille. >»

Il aimait sa fille l Ce cri qui échappait au fils à an de distance sera tout à l'heure confirmé par le gendre.

Quelques mois plus tard, apprenant la mort d'un jeune homme de dix-huit ans chez les parents duquel Charles Michelet logeait à Strasbourg, Dumesnil lui écrit :

« 20 novembre i855.

« Ta lettre me saisit plus que je ne puis te dire. . . Que de coups et de contre-coups pour toi, mon pauvre ami ! mais dans de tels moments on se retrouve fort pour les autres, et ce n'est que plus tard que tu sentiras ta fatigue. Que ne suis-je auprès de M"' Scheffer pour lui donner de meil-

leures paroles que celles que je lui envoie, ou plutôt pour pleurer avec elle, car il n'y a que cela qui soulage un peu I Je reste inquiet de M. Scheffer. C'est un excellent homme qui concentrera probablement son chagrin pour ne pas affliger sa femme davantage. Pour les mères, c'est le fruit même de leurs entrailles qui leur est arraché, mais elles ont des ressources de vitalité si mystérieuses et une foi si naturelle, que la douleur mord

sur elles souvent moins que sur les hommes ; elles

semblent mortes, et elles revivent, tandis que les pères, qui prennent sur eux de se montrer toujours forts, sont atteints et frappés à un endroit du cœur qui ne guérit janiais et qui souvent s'ulcère. D'ailleurs, il est rare qu'un homme avoue qu'il souffre, et il n'est pas accessible à ce qui console une femme. Ne néglige donc rien, mon bon ami, de ce qui peut lui témoigner combien tu comprends sa douleur, car il n'y a pas de douleur plus profonde au monde que celle d'un père,.., »

Dumesnil n'exprime si bien cette douleur d'un père qui voit mourir ses enfants, que parce qu'il a sous les yeux l'exemple de Michelet lui-même.

Mais, à la lettre qu'on vient de lire, peut-être est-il utile d'ajouter les lignes suivantes^ récemment écrites par Dumesnil en me renvoyant avec ses réflexions le manuscrit du volume que le lecteur a maintenant sous les yeux. Elles achèveront de peindre Michelet et ses enfants.

« On ne pourrait écrire une véritable biographie de Michelet sans consulter les lettres, heureusement trè»-nombreuses, de sa fille et de son fils, non-seulement à cause des renseignepients qu'elle donnent sur sa vie, mais en raison d'un caractère

propre à cette correspondance, que je vais essayer de préciser.

« Nous fûmes, vous et moi, les fils adoptifs de Michelet et ses amis, mais non ses disciples. Michelet ne pouvait avoir de disciples. La plus intuitive imagination du siècle se rencontrant chez le même homme avec l'esprit critique le plus incisif, il en résulta une individualité tout à fait singulière, mais parfaitement inimitable.

« Quand nous le rencontrâmes, il avait écrit ses premiers livres, qui appartiennent, dans sa production, à une époque d'inspiration solitaire et d'élan scientifique. La ferveur le mena à la bonté ; et nous assistâmes à l'expansion de son génie, qui se marque principalement par le livre le Peuple^ l'introduction à la Révolutioriy et son enseignement au Collège de France. L'éveilleur se faisait éducateur.

ft Ce génie, avec ses contradictions et ses complexités, tenait à distance. Nous qui approchâmes Michelet de si près, avec un bonheur to»t juvénile, nous ne nous sommes jamais fondus dans cette âme extraordinaire, magnanime et un peu incohérente, qui demandait toujours à s'accorder, car l'instrument en Michelet étaitsi impressionnable, (^ti'ûn rien lui faisait perdre l'accord. Avec nous il causait intarissablement. 11 était si sèr de notre piété, que lui,

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si impressionnable, pensait tout haut devant nous, comme nous, à l'écouter, nous oubliions parfois qu'il parlait, tant il nous faisait penser et voir ce qu'il racontait. Nos lettres, nos journaux, écrits sur l'heure, sous ces impressions, sont de précieuses indications sur Michelet lui-même ; mais, par ce caractère inhérent à ce prodigieux esprit, d'éveiller, de susciter sans cesse, ils font comprendre surtout son influence réflexe. Pour le ressaisir dans sa personnalité, pour le ressusciter, il faut revivre dans son milieu propre, avec des personnes qui lui furent similaires, qui étaient de même race, de même tempérament et de même nature. Aussi, quand je veux l'évoquer, je prends, avec ses lettres, les lettres de sa fille et de son fils.

« Tout supérieur que fût Michelet comme écrivain , et sans aucune comparaison, on se sent souvent plus à l'aise avec la fille et le fils, car l'imagination ne déborde pas sans cesse. Le fond similaire dans les trois est un esprit discret, sobre, chaste, fier, vaillant, net, précis et ferme de relief; s'alliant trèsbien, chez le père, à l'intuition mystique du poète, comme à la décision de l'historien révolutionnaire ; chez la fille, à la trempe forte et pure du caractère ; chez le fils, à Vhumoury empreinte jusque dans ses croquis et ses lettres d'enfant.

« Si leurs différences se marquaient, tout en s'accordant, dans la tonalité de la voix, tous trois avaient le même œil juste. Leur diapason, c*est l'excellence de l'esprit ardonnais dans un tempérament d'artiste plus ou moins développé. Si vous avez pu dire avec raison que son père picard ramenait toujours Michelet du rêve à la réalité, on peut ajouter que sa fille et son fils furent les gardiens de sa pure tradition de race. Et leurs lettres donnent la pierre de touche de ce grand eçprit, si rare, un des beaux spectacles du siècle. »

Ne serait-ce pas l'occasion de rappeler cet. autre mot si juste de Dumesnil : « Personne ne fut racé comme Michelet ? »

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