MONSIEUR
» Malgré les occupations dont je suis accablé dans » ce moment-ci, j'ai parcouru le plan que vous m'avez » adressé ; j'y ai Vu que l’auteur avait beaucoup d’érudition » et de philosophie. Si je ne crois pas entièrement comme » Vous au pyrrhonisme universel, je suis persuadé qu’il y a » beaucoup d'incertitude dans les sciences. J’ai l’honneur » d’être, etc. —- d’Alembert. »
(était une réponse bien sèche pour quiconque avait pu lire le secret de mon âme et d’Alembert l'avait lu dans ma lettre ; elle respirait l'énergie et la tristesse d’un homme ardent pour les sciences, pour la vérité, ennemi implacable du despotisme, mais malheureux, mais recherchant un appui, un ami, des secours enfin pour s’élancer dans la carrière qu’il brûlait de parcourir. Je ne flattais pas d’Alembert ni les philosophes ; et les flatteurs seuls, ou ceux qui promettaient de l'être, obtenaient les faveurs des chefs du Sanhédrin académique.) | Je voulus faire imprimer mon ouvrage avec la lettre que j'avais écrite au géomètre, et la réponse qu'il y avait faite. J'avais perdu l'original de cette lettre, je lui en soumis une copie ; il écrivit au bas : « Cette copie est inexacte : voici quelle elle devait être : |