B.-G., XXXI, p
Lachens \ Dans la cantate Wir mUssen durch viel Triïbsal in clas Reich Gottes eingehen- ^ il prend pour introduction le début du concerto de clavecin en ré mineur^, arrangé pour l'orgue *, et il construit le premier chœur sur Fadagio du même concerto. Par cette transformation, il témoigne d'une habileté prodigieuse. Mais cette cantate est remarquable aussi pour son caractère expressif. L'harmonie vocale qui s'épanouit entre le récitatif gémissant de l'orgue et le discours accablé de la basse continue est toute tramée de plaintes. Dans l'air de soprano, la flûte et deux hautbois d'amour dialoguent tristement. Au contraire, dans le duo final, la mélodie, le rythme, les jeux de l'orchestre ne parlent que de joie.
De la même époque datent probablement la cantate Es ist dir gesagt, Mensch, was gut ist^, qui contient un air de ténor aux modulations progressives admirables de sentiment, la cantate Brick den Hiiiigrigen dein Brod^, où l'ingéniosité symbolique de Bach se manifeste par