B.-G., XVII, p
4. Bach emploie ce concerto entier comme introduction à la cantate Ich habe meine Zuversicht (B.-G., 18S).
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maint détail, et la cantate Nun ist das Heil und die Kraft^, qui n'est formée que d'un puissant double chœur accompagné de Torchestre.
Quelques œuvres écrites pour des solistes peuvent provenir aussi de cette période. Deux de ces cantates portent le titre de Dialogus : Selig ist der Mann, der die Anfechtung erduldet'^ et Liebster Jesu, mein Verlangen^. La première de ces deux compositions est d'une grande beauté de sentiment. Dans la cantate Siisser Trost, mein Jésus kômmt'\ le premier air est d'une pureté incomparable. Au contraire, dans l'air de basse de la cantate Meine Seuffzei\ meine Thrcuien'^ ^ le musicien accumule, pour dire la détresse du pécheur, les motifs les plus rudes et les plus sombres. Enfin, dans la cantate Es reifel euch ein schrecklich Ende^, la basse prédit avec une véhémence terrible les châtiments que Dieu prépare au pécheur. Gomme toutes les cantates pour solistes que je viens de citer, la cantate pour le dimanche de Quasimodo^ Am Ahend aber desselbigen Sabbaths'' est com-
posée pour plusieurs solistes. L'introduction et un duo pour soprano et ténor, accompagnés du basson et du violoncelle, jouant à Tunisson, sont particulièrement remarquables.
Il nous reste à étudier une série de cantates composées sur des chorals. Nous devons signaler tout d'abord quelques compositions où la mélodie du choral est traitée de manière inaccoutumée. Ainsi, dans la cantate faite sur le choral de Hans Sachs Warum betriïbst du dich, meiii Herz^, les deux premières strophes sont chantées successivement, mais entremêlées de récitatifs. Le chrétien se lamente, pleure sur sa pauvreté, sur l'amertume de sa vie, il souhaite la mort. A toutes ces plaintes, la parole grave du choral répond par une phrase de consolation. On ne saurait exprimer avec plus de justesse les gémissements de la douleur individuelle, que la prière commune absorbe et apaise. Un émouvant récitatif de basse prélude à la seconde strophe, vers la fin de laquelle l'alto soupire, comme le dit très bien M. Arnold Schering, « le Lied de la pauvreté que nul, avant Bach, n'avait chanté d'une manière aussi touchante^ ». Nous trouvons