‹ J.S. Bach (volume 2)Chapitre 4 sur 64 · Mizlcr, Musikalische Biblioihck (IV, I, p. i6i · texte numérisé non relu

Mizlcr, Musikalische Biblioihck (IV, I, p. i6i

2. ^V. Junghans. Johann Sébastian Bach als Schiiler der ParlikuJarschule zu St. Michaelis in Uinebiirg [Programm des Jo/tanneums zu Liineburg. Osii:rn 1870).

Selectissimœ Cantiones de Roland de Lassus, les Cantiones sacras et les Psalmi pœniientiales (iSjo) d'Uttendal, ainsi que les grandes collections de motets qu'avaient formées Abraham Schadaeus^ et Erhard Bodenschatz^. Les principales œuvres de Heinrich Schûtz (1580-1672) y étaient réunies, et l'on y rencontrait aussi les compositions d'Andréas Hammerschmidt (1611-1675) dont les moindres chœurs des paroisses thuringiennes faisaient leurs délices. h'Opus miisiciim (i655) et les Geistliche Barmonieii de Samuel Capricornus (Bockshorn), les Evangelische Gesprâche de Wolfgang-Garl Briegel, les motets avec instruments de Tobias Zeutschner, les airs d'Adam Krieger (i634-i666), les Geistliche Harmonien ûber die gewôhnlicheii Evangelia de Johann-Caspar Horn y figuraient dans les dernières acquisitions faites par le cantor Friedrich - Emanuel Praetorius. Ce maître avait aussi introduit à Lûneburg la Selva morale e spirituale (164 1) de Claudio Monteverdi et il avait assemblé une grande quantité de compositions manuscrites. J'ai déjà signalé une œuvre de Heinrich Bach parmi les copies qu'il avait laissées. Une Lamentatio de Johann- Christoph Bach y figurait également [Wie bist

I. Prompiuarium musicum (i6i i-i6i3-i6i6). 9. Floi ilcgiunt Porteuse (i6o3-iGi8 et 1621),

du, o Gott, im Zorii aufmich entbrandt. pour basse solo, violon, trois violes et basse continue). Le nom de Johann-Rudolph Ahle paraît aussi dans son catalogue, ainsi que lenomdeJohannPachelbel. Ce dernier (1653-1706) était un des amis de la famille Bach. En 1680, il fut le parrain de l'une des sœurs de Jean-Sébastien, Johanna-Juditha, et Johann-Christoph, l'organiste d'Ohrdruf, avait été son élève à Erfurt de 1686 à 1689.

Ce chœur de Saint-Michel était alors dirigé par Augustus Braun. L'organiste de l'église s'appelait Christoph Morhardt. Ne connaissant aucune œuvre d'eux, nous ne pouvons juger de leur influence sur Bach. L'organiste de [aJohanniskirche de Liineburg avait, au contraire, une personnalité musicale bien déterminée. Ses exemples, et même probablement ses conseils furent d'une grande importance pour la formation de Jean-Sébastien. Cet organiste, Georg Bôhm, était né en 1661 dans les environs d'Ohrdruf, à Hohenkirchen. Son père, organiste et maître d'école, le mit au gymnase de Gotha d'où il passa, les études classiques terminées, à l'Université d'Iéna (1684). En 1698, il vivait à Hambourg. Il fut nommé organiste à Liineburg en iG98,touten conservant des relations étroites et suivies avec ses amis de Hambourg*.

I. Buhm est mort le i8 nuii 17'J3. J'cmprunlc los dales el los

PoLirnous, ce musicien aune double signification. Pris en lui-môme, il est moins remarquable par la technique que par le sentiment. M. Richard Buchmayer qui a fait revivre ses œuvres de clavecin, non seulement par de belles exécutions, mais encore par d'excellents commentaires, dit fort justement de lui que si quelques maîtres de son temps l'ont dépassé en habileté formelle, il est resté, du moins, au premier rang des compositeurs pénétrants et expressifs ^ Spitta n'a que des louanges pour son talent, plein de poésie et d'émotion. L'originalité s'en manifeste le plus nettement, dit-il, dans un prélude suivi d'une fugue qui se résoud par une conclusion en style libre. Le biographe de Bach admire en cette œuvre de forme toute originale « le sentiment profond, d'une mélancolie si particulière » et l'ivresse rêveuse des « harmonies âprement douces ». Il y trouve ce que seule une âme allemande est capable d'imaginer, et cependant une grâce dont les Français avaient presque alors le privilège unique-. Il considère enfin trois de ses quatre suites comme les meilleures qu'on ait écrites avant Bach\ Comme organiste, Bohm est

détails qui précèdent à la substantielle notice que M. Buchmayer a publiée pour son concert donné le 27 février 1904 à Leipzig'.

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