B.-G , XXV
Phœbus und Pan ^ une plaisante satire, où il se moque rudement de ses détracteurs imbéciles, et donne son propre portrait tracé avec autant de charme que d'humour. La cantate en dialecte Mer hahn en neiie Oberkeet (Nous avons un nouveau suzerain-) est toute populaire, et le maître y emploie des motifs alors en vogue parmi le vulgaire. Il y insère même la mélodie de la fameuse Folie d'Espagne. Enfin, dans la Caffee Cantate % il nous apprend qu'il n'a point dédaigné la simple gaieté. Un sourire s'est épanoui sur sa face bourrue, et son visage triste et énergique s'est éclairé, quand il a peint ce petit tableau d'intérieur. Mais il ne faudrait pas longtemps chercher pour découvrir les témoignages de cette solennelle sincérité qui élève toutes les paroles de Bach. Le vieux Schlendrian, ce père grondeur et faible, s'exprime parfois avec une noblesse inattendue. Dans le cadre d'une comédie domestique, où le décor semble déjà planté pour la Petite Ville de Kotzcbue, agissent des personnages dont quelques traits revivront dans les héros de l'épopée