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Juhane-Friederike, épousa, en 171;), un élève de Bach,Joh-Christoph Altnikol, organiste do Saint- Wenceslas à Naumburg. Il faut citer encore Johann-Christoph Friedrich (1732-179,5) le « Bach de Bûckeburg », Johann-Christian (1733-1782) le « Bach de Londres1 », et doux filles, Johanna- Karoline (1737-1781) et Regina Susanna (1742- 1809). Les autres enfants moururent en bas âge. Leur mère, Anna-Magdalena, se soutint misérablement jusqu'en 1760, obligée de vivre d'aumônes. La dernière des filles, Regina-Susanna, subit aussi des jours de grande détresse. Au mois de mai de l'année 1800, F. Rochlitz adressa au public un pressant appel en sa faveur, dans VAllgemeine Leipziger Musikzeitung. Grâce à Rochlitz et aux éditeurs Breitkopf et Hârtel, la malheureuse héritière du grand Bach reçut une somme de 96 thalers 5 gros. L'année suivante, Beethoven, qui avait déjà souscrit précédemment, donna une de ses compositions aux éditeurs Breitkopf cl Martel, on les priant de remettre à Regina Susanna sa propre part dans les bénéfices ([m- pourrait donner la vente de cette œuvre. Un musicien de Vienne, Andréas Streicher, recueillit, en outre, 200 thalers, pour la « bonne vieille ».
1. Voyez l'article de M. Schwarz dans les Sammelbànde <l<-r Intemationalcn Musikgesellschaft (1901) sur .1. Gotffried Bernard, voyez les lettres publiées par M. I r. Schmidt [Zeitschrift dei Internalionalen Musikgesellschaft, III, 11
Bach avait formé de nombreux élèves. Il convientde citer tout d'abord Johann-Caspar Vogler, né en 169G à Uausen, près d'Arnsladt. Il reçut sans doute les premières leçons de Bach quand celui-ci était organiste à l'église neuve, de 1704 à 1707. Plus tard il étudia l'orgue à Weimar avec Bach. Forkel assure que le maître le considérait comme un excellent virtuose. Il resta jusqu'à sa mort (vers 1735) à Weimar. Pour se l'attacher, le duc Ernst-August l'avait nommé vice-bourgmestre de la ville. Il a laissé un recueil de chorals qui est devenu extrêmement rare. On peut juger de son talent par le beau choral Jesu Leiden, Pein und Tod, publié, sous le nom de Bach, dans le IXe volume des œuvres d'orgue de Jean-Sébastien (éd. Peters). Johann- Martin Schubart (1690-1721), qui succéda à Bach à Weimar en 17 17, tut aussi un de ses premiers élèves. Joh-Tobias Krebs, né en 1690 près de Weimar, Joh.-Gottfried Ziegler, né à Dresde en 1G88 et Bernhard Bach (1700-1743), le fils du frère aîné de Jean-Sébastien. Parmi les élèves de Leipzig, il faut signaler Ileinrich-Xikolaus Gerber né en 1702 *, Joli. Ludwig Krebs, fils du musicien nommé plus haut 2, Joh.-Friedrich-
1. Gerber fut le père de l'auteur du dictionnaire intitulé llistorisck-biograpHischcs Lexikon <lcr Tonhiinstler (Leipzig;, 1790 el 1S12).
2. Krebs, né en 171 j, était un des élèves préfères de Bach qui
So J.-S. BACH
Agricola1, Oottfried August-Homilius (17 12-1785) Joh.-Philipp-Kirnberger (1721-1783) 2, Christoplï Transchel (1721-1800), J.oh.-Theophilus Goldberg, Joh.-Christoph Altnikol et Joh.- Christian Kittel (1732-1809)3.
admirait ses dispositions musicales et la culture de son esprit. Il mourut en 1780.
1. Agricola (1720-1774) était, par sa mère, apparenté à Haendel. Bach le prenait pour accompagnateur dans l'exécution des cantates. Il devint maître de chapelle de la cour de Tinsse à la mort de Graun (i-'nji 11 rédigea, ave»; Emanuel Bach, la notice nécrologique publiée par Mizler en 1754.
2. Les ouvrages de théorie sont renommés (Kunst des reinen Salzes, et Grundsàtze zum Gebrauch der Harmonie).
>. Ce dernier fut surtout un organiste, excellent virtuose et bon professeur.
LES CANTATES DE 1704 A i7i5
Il m'est impossible d'analyser ici en détail les œuvres de Bach, pubiées en 45 volumes, par la Bach-Gesellscliaft. Je voudrais cependant que l'étude que j'en vais faire aidât au moins le lecteur à se diriger dans ce merveilleux domaine que la piété de l'Allemagne nous a ouvert1. Et s'il ne m'est permis de parler longuement de chacune des compositions de Jean-Sébastien, j'espère toutefois en parler assez pour inspirer le désir de les entendre toutes, ou de les lire. J'examinerai d'abord les cantates religieuses, les oratorios, les Passions, les messes, motets, etc., les mélodies et les cantates profanes. La musique instrumentale ne viendra qu'en second lieu.
D'après la notice nécrologique rédigée par
I. Fondée en iS5o, la Bach-Gescllschaft termina son œuvre en i8y6.
8a J.-S. BACH
Carl-Philipp-Emanuel Bach el Joh. -Friedrich Agricola, Bach avait écrit cinq « années » de «.aillâtes pour tous les dimanches et jours de fête du calendrier liturgique. Il nous reste 190 de ces cantates. Je les présenterai d'après l'ordre chronologiqu ' adopté par Ph. Spitta et par les éditeurs de la Bach-Gesellschaft. Leurs indications se complètent ou se corrigent les unes par les autres. Bien souvent, d'ailleurs, quand ils datent les œuvres, les auteurs des notices imprimées dans les volumes de l'édition générale s'appuient sur les travaux de Spitta. Je ne m'écarterai que bien rarement de la suite établie par ces commentateurs autorisés.
Philipp Spitta considère comme la plus ancienne, parmi les cantates qui nous sont parvenues, la cantate pour le jour de Pâques : Demi du wirst meine Seelc nicht in der Halle lassen l. Cette œuvre fut remaniée plus tard par l'auteur, mais plusieurs pièces en sont restées intactes. On peut sans doute en faire remonter la composition aux années d'Arnstadt. Dans l'introduction de la première partie, et dans l'introduction de la seconde, se succèdent de lents accords d'orchestre, séparés par de grands silences, comme dans les introductions de Buxtehude. Après quelques mesures mystérieuses et solennelles,