I. Lt.-G., i
LES CANTATES DE 1704 A i7a5 83
les trompettes éclatent en harmonies redouble-. et les instruments à cordes leur répondent comme en écho. Le caractère merveilleux et triomphal de cette cantate parait ainsi dès le début. Bach y chante la victoire de Jésus-Christ sur la mort. Les motifs clairs et les sonorités vigoureuses retentissent, dans plusieurs airs, avec une magnificence joyeuse. C'est une puissante musique de fête. Le goût de Bach pour l'antithèse parait déjà dans un duo de soprano et d'alto, accompagné du quatuor et de l'orgue. Tandis que l'une des deux voix proclame l'allégresse, par une mélodie animée et limpide, l'autre voix, qui se lamente, énonce un thème douloureux, familier aux musiciens (][i xvne siècle, dès que le texte gémit : c'est un fragment de la gamme chromatique descendante. Par l'emploi de deux thèmes significatifs opposés, Bach témoigne en môme temps de sa volonté de donner à chaque voix une individualité expressive bien marquée, et de son habileté à traiter le contrepoint. Voici le commencement de ce duo :