‹ J. S. BachChapitre 37 sur 66 · B.-G., XXXI, p. G(i · texte numérisé non relu

B.-G., XXXI, p. G(i

LES CANTATES APRÈS 172; i65

Lachens l. Dans la cantate Wir mùssen durch viel Trûbsal in das Reich Gottes eingehen2, il prend pour introduction le début du concerto de clavecin en ré mineur3, arrangé pour l'orgue % et il construit le premier chœur sur l'adagio du même concerto. Par cette transformation, il témoigne d'une habileté prodigieuse. Mais cette cantate est remarquable aussi pour son caractère expressif. L'harmonie vocale qui s'épanouit entre le récitatif gémissant de l'orgue et le discours accablé de la basse continue est toute tramée de plaintes. Dans l'air de soprano, la flûte et deux hautbois d'amour dialoguent tristement. Au contraire, dans le duo final, la mélodie, le rythme, les jeux de l'orchestre ne parlent que de joie.

De la môme époque datent probablement la cantate Es ist dir gesagt, Mensch, was gut ist'°, qui contient un air de ténor aux modulations progressives admirables de sentiment, la cantate Brich clen Hungrigen dein Brod6, où l'ineréniosité symbolique de Bach se manifeste par

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