B.-G., VI
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animée d'une sorte de lyrisme sombre que la prière collective ne connaîl pas.
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Le Gloria a ce caractère d'allégresse gigantesque dont Y Oratorio de Noël est revêtu. Mais le Laudamus te n'a point la même magnificence proclamée d'abord par tout le chœur : la louange de Dieu y est chantée par le soprano solo, en longues vocalises contemplatives.
Plusieurs parties de cette messe soûl des adaptations au texte latin de fragments de cantates antérieures. Spitta observe que Bach a procédé à ces transformations avec une grande habileté et un remarquable souci de l'expression.
Quatre Messes brèves [Kyrie et Gloria) figurent encore parmi les compositions latines de Bach1 ; elles sont formées presque entièrement de fragments de cantates adaptés aux paroles latines'.
■i. 11 faut citer parmi les plus belles pages originales le Kyrie de la Messe en fa.
Nous avons encore six Motets allemands de Bach l. Quatre sont à double chœur : Singet dem Herrn ein neues Lied, Fùrchte dich nicht, Komm Jesu, komm. Der Geist Jiilft unsrer Schwachheit auf. Un autre esta cinq voix, Jesu meine Freude2, et Lobet den Herrn est écrit à quatre voix. On ne peut considérer comme authentiques que ces six motets. Parmi ceux qui sont, sans raison suffisante, attribués à Bach, il faut citer le beau motet à deux chœurs Ich lasse dich nicht, composé, comme je l'ai déjà dit, par Joli. Christoph Bach3. Ces œuvres paraissent dater de 1730 environ. Pour l'une d'elles, on peut préciser le jour de l'exécution : c'est au mois d'octobre de Tannée 1729 que fut chanté le motet Der Geist hilft unsrer Schwachheit auf, au service funèbre d'Ernesti, directeur de la Thomasschule.
M. Alfred Heuss a résolu définitivement la question, souvent agitée, de l'accompagnement des Motets de Bach. Ils ne sont point faits pour être chantés sans l'orgue, dont la basse de seize