Archives Nationales, O1 1 9 1 5 , pl. 3, 110 2G
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recherches du peintre, d’Angiviller s’emploie sérieusement à les faire réussir.
Le mémoire qu’on a lu fut envoyé par les soins de Turgot à un ingénieur du roi, Cossigny, à l’Ile-de-France, avec divers ingrédients, la nomenclature d’un grand nombre d’expériences à poursuivre et d’instruments de physique à fabriquer avec la gomme élastique. Mais le vaisseau le Sévère, qui portait la caisse et les objets nécessaires aux expériences, ainsi que celui qui rapportait la réponse de Cossigny, furent pris par les Anglais.
Nouvelle lettre, dont nous savons le sens par un rapport de l’Ingénieur du roi, du 16 avril 1782, fort intéressante, mais qui ne saurait trouver place ici. Il dit en substance que l’Ile-de-France ne produit pas la gomme élastique, que les rares plants qui sont au Jardin du Roi viennent de Madagascar, qu’il est possible pourtant d’en procurer à son correspondant, et il expose quelles sont les plantes ou les arbres à suc laiteux qu’on trouve dans la colonie et les divers procédés employés pour extraire ce lait et l utiliser; il lui en envoie quatre flacons par i intermédiaire du ministre de la Marine; il se propose de multiplier ses expériences et il lui demande ses instructions.
Duplessis, inlassable, rédige un nouveau mémoire que, selon les indications du marquis de Castries, il fait parvenir à M. Clouet, commissaire en chef au port de Lorient, avec tout un matériel, à destination de l'Ile-de-France. Voici ce mémoire avec deux lettres qui s’y rapportent :
Mémoire sur les moyens à essayer pour transporter en France de la résine élastique dans un état de liquidité ou de mollesse assés grande pour qu'on puisse l’employer à divers ouvrages très importants pour les arts1.
Les propriétés de la résine ou gomme élastique formée par le suc laisteux du caoutchouc, la rendent infiniment prétieuse et même unique pour plusieurs ouvrages très essentiels ; mais la pluspart de ces usages exige qu’elle