‹ J.-S. Duplessis, peintre du roi, 1725-1802Chapitre 19 sur 134 · Arch. Nat., O1 1918, pl. 3, n · texte numérisé non relu

Arch. Nat., O1 1918, pl. 3, n

a. La Gazette des Beaux-Arts, de février 190g, en publie la reproduction avec un article de M. P. de Nolhac : Trois portraits inédits de Marie-Antoinette.

adoucie des traits bien accusés déjà. L’ovale de son visage, qu'allonge une coiffure haute, n’a rien pourtant que d’agréable. On retrouve tout cela dans la peinture de la collection de Mme de Ganay, dont Flammermont a dit : « Ce gracieux visage de blonde, au teint frais et naturellement coloré, est la vie même1 » etM. de Nolliac s’accorde à y voir avec lui, une a qualité extraordinaire ».

L’auteur du catalogue de l’exposition des Portraits de Marie-Antoinette et son temps (i8q4) a proposé d’attribuer cette toile à Ducreux, qui l’aurait peinte à \ ienne, avant le mariage de la princesse, alors qu’elle avait à peine i5 ans. Cela paraissait bien inadmissible, mais depuis le rapprochement fait par Flammermont, dans l’article cité, de ce portrait avec la tapisserie d Audran, chef d’atelier à la manufacture des Gobelins2 3, il ne peut plus exister aucun doute à cet égard, et c’est certes à Duplessis que revient, sans contestation possible, le mérite de cette peinture. La découverte de l’esquisse de M. de Nolhac vient confirmer surabondamment cette attribution.

MM. Vuaflart et Bourin, qui ont étudié le plus récemment et avec la plus riche documentation, l’iconographie de Marie-Antoinette, n’éprouvent, à ce sujet, nulle hésitation 1 ; pour eux le portrait de la collection de Ganay, qui leur semble avoir été peint en 1773 « est le résultat de la mise au point de l’étude originale, en sorte que les trois œuvres : l’esquisse, le tableau de chevalet et l’image tissée doivent être attribués au même artiste, dont le nom nous est enfin révélé par la légende de la tapisserie : Duplessis p", Audran ex". Gobelins, I77/t- »

Duplessis a peint une autre fois la reine, après linsuccès du portrait fait par Drouais, qui fut exposé au Salon de 1773 et jugé avec rigueur par la critique. Marie-Thérèse réclame avec instance les portraits de son gendre et de sa fdle. Son ambassadeur, le comte de

1. Les portraits de Marie-Antoinette. Gazette des Beaux-Arts, t. XIX, 1897.

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