PORTRAITS DE M A RI E- A NT OIN ET T E
qui était en situation de se faire payer fort cher et n’y manquait pas ».
Ces raisons sont plausibles, mais je ferai remarquer qu’une somme de i5ooo livres aurait laissé des traces dans la comptabilité de la maison du roi et qu’aucun paiement de ce genre à Duplessis ne s’y trouve mentionné, hormis l indemnité de 8 ooo livres qui lui fut allouée en 1785 pour le projet de portrait abandonné. Il est donc prudent d’écarter cette dernière attribution 1 .
1. M. Engerand, qui a consulté le registre des Ampliations, n’a rien publié au sujet du paiement qui aurait dû être fait à Duplessis pour ces deux portraits. Je n’ai rien trouvé dans les mémoires des artistes certifiés par le Directeur de l’Académie. Si Duplessis eût fait un travail qui n’eût pas été rémunéré, il eût, on le verra bien par la suite, réclamé maintes fois ce qui lui était dû, or il ne fait pas la moindre allusion à une créance de cette nature. Le mémoire du comte d’Angiviller n’en dit rien non plus.