Collection de M. Huillier, notaire
LES SALONS DE i773 ET i775
était aussi un portrait de Paul de Coullongne, à l’âge de 7 ans, par Drouais, signé, et reconnu authentique par M. Gabillot.
Le Salon de 1775 est de ceux où Duplessis a mis quelques-unes de ses plus belles œuvres.
11 y avait d’abord quelques personnages dont nous ne savons que les noms et les titres :
M. le comte d’Usson, qui appartenait au corps diplomatique ; M. le marquis de Croissi, au nombre de ceux que « leur naissance ou leur mérite » fait citer par les Mémoires secrets. Un critique traite de chefd’œuvre ce portrait « auquel il ne peut refuser son admiration1. »
Voici l’un des ouvrages commandés au peintre pour sa réception à l’Académie : Allegrain en pied. 11 est au Musée du Louvre. Nous le connaissons, mais il ne nous est pas indifférent de lire ce qu’on imprima au moment où il fut exposé.
Dans les Mémoires secrets, une simple mention, un coup de chapeau à Allegrain, « sculpteur estimable, dont on aime à voir la figure au Salon, à défaut de ses œuvres. »
L 'Entretien sur l’ exposition des tableaux de l'année porte principalement sur Allegrain, mais ne refuse pas un éloge au peintre :
« L’Abbé. — M. Allegrain, sculpteur du roi, est un de nos plus grands artistes et d'un mérite rare, à qui l’âge n’a point affaibli la force du talent ; il finit une Vénus en marbre blanc pour le château de Lucienne, et cette figure est encore supérieure à celle qu’il fit, il y a quelques années, pour le même lieu.
« Fanfale. — Vous nous parlez du modèle, et je vous demandais votre avis sur le portrait.
« L’Abbé. — Ils ne sont pas indignes l’un de l’autre. Le portrait est du meilleur ton de couleur et de la plus parfaite vérité. »