SÉNAC DE MEILHAN
C’est au catalogue que l’on aura la nomenclature de toutes les oeuvres de Duplessis que nous 11e pouvons citer à cette place, sous peine de donner à ce dénombrement trop d’aridité.
Pourtant les toiles qui sont dans nos musées sont les seules que le public puisse voir aisément et, dès lors, nous les mentionnerons : le comte de la Michodière, prévôt des marchands', en robe noire et perruque, mais souriant et de physionomie encore jeune; beaux yeux et teint rosé; l’abbé Duplessis, oncle du peintre1 2, qui passa pour l’abbé Arnaud jusqu’en 1880, époque où une rectification du catalogue publié par M. Aug. Deloye, rétablit son identité ; mais le cartouche a survécu à la rectification encore pendant de longues années et de très érudits critiques ont diaboliquement persévéré dans l’erreur.
Ce prêtre avait mission de prêcher aux juifs le samedi de chaque semaine, et il se reposait de cette sinécure en composant des Noëls en langue provençale, dont l’un a été recueilli par un éditeur Carpentrassien, en i85o. C’est une figure calme, au regard pénétrant, faite