JEUNE FILLE
EMBARRAS FINANCIERS
mine de la mettre moy-même à la poste pour ne pas perdre un jour. Il eut été nécessaire alors sans doute de mettre au bas de la lettre à Versailles ce à quoy je ne pensois pas; je ne la crois pas perdue pour cela, mais si la prière que je vous fais dans celle-ci étoit accueillie, la lettre de hier seroit bien supperflue.
M. Duplessis, peintre du Roy,
7 mai [1790]
J’ai reçu, Monsieur, la lettre que vous m’avez écrite le 3o du mois dernier à l’occasion de la mort de M. Gochin, je suis vivement pénétré de la peinture des embarras que vous éprouvez ; personne ne souhaite plus que moi pouvoir vous procurer un bien être et une tranquillité que vous méritez à tant de titres ; mais cela n’a pas été en mon pouvoir dans la circonstance que vous me présentiez. S. M. a jugé à propos de disposer comme sans doute vous le scavez déjà de la place de M. Cochin en faveur de M. Vincent qui lui a paru être en ce moment l’un des artistes de son académie réunissant le plus de titres à ses grâces, sans en avoir encore obtenu aucune sinon un attelier au Louvre. Lorsqu’il se présentera d’autres moyens d’améliorer votre état, je les saurai avec plaisir, et je vous ai donné assez de preuves de mes dispositions favorables pour que vous puissiez compter sur mon envie de vous procurer une situation tranquille.
Je suis, Mr, votre, etc.
d’Angiviller.
. Archives nationales, O1 1674, n° 37.