CHAPITRE XIV
DUPLESSIS, CONSERVATEUR DU MUSEE DE VERSAILLES, INVENTEUR, EN LUTTE AVEC l’iNSTITUT ET LES BUREAUX DU MINISTÈRE DE L INTÉRIEUR. SA MISE A LA RETRAITE. SON DERNIER PORTRAIT. SA MORT.
Revenu à Paris, Duplessis est nommé, le 3 thermidor an IV (21 juillet 1796), conservateur du musée de Versailles, avec le peintre Durameau1, le sculpteur Roland et l'architecte Le Roi; celui-ci est spécialement chargé de l'entretien des bâtiments et des eaux.
Le traitement des conservateurs avait été porté à 3 000 francs, valeur fixe, et ils devaient être logés près le Musée1.
Notre peintre donne quelques détails sur les circonstances de cette nomination, dans une lettre du premier jour complémentaire de l an \ (17 septembre 179G) adressée à un de ses compatriotes inconnu de nous ; il n’en parle qu’avec une certaine circonspection !.
1. Durameau meurt le 4 sept. 1796; il est remplacé par Gibelin, membre associé de l’Institut national, le 20 octobre 1796, qui réunit, écrit le ministre Benezcch en le désignant « des connaissances étendues tant dans l’art de la peinture que dans la science de l’antiquité; il est en état de donner des éclaircissements aux étrangers et aux artistes qui visiteront le musée et pourra faire des cours publics sur les costumes, les antiquités et la fresque ».
2. Le ministre Benezcch avait, le 3 thermidor an IV (21 juillet 1796), engagé les administrateurs du département à loger les conservateurs du musée « d’une manière convenable. On gagne toujours, disait-il, à bien traiter les hommes qui joignent le mérite du talent à celui des qualités estimables ». L’acte de décès de Duplessis nous apprend qu’il était logé dans la galerie de Diogène.
3. Autographes Roquien, n° 11090, au musée Calvct. Cette lettre a été publiée dans les Mémoires do l’Académie de Vaucluse, par M. Labande, au cours de l’article déjà cité.