‹ J.-S. Duplessis, peintre du roi, 1725-1802Chapitre 94 sur 134 · MADAME MADELEINE DELESSERT · texte numérisé non relu

MADAME MADELEINE DELESSERT

(Collection du Baron Hottinguer)

DUPLESSIS, CONSERVAT EU U DU MUSÉE DE VERSAILLES

Ministère de l’Intérieur.

Paris, le 27 messidor an 8 [16 Juillet 1800]

de la République une et indivisible.

Rapport demandé par le Ministre de l'Intérieur le 2 1 messidor.

Le 6 de ce mois le Ministre a approuvé un rapport dans lequel, après lui avoir rendu compte que le Citoyen Duplessis se refusoit à la demande qui lui a été faite plusieurs fois, de soumettre à l’examen de l’Institut, les procédés qu’il emploie pour le nétoyement des statues de marbre, on proposait de ne plus insister sur cette demande, d’autant que l’institut promettait de donner incessamment un procédé de cette nature.

Aujourd’hui le Citoyen Duplessis renouvelle ses instances. Il se plaint en même tems de la modicité de la somme de 600 francs qui lui est accordée pour son travail à la restauration des tableaux de Versailles, et demande six francs par jour, des sept mois qu’il s’est occupé de ce travail.

La somme de 600 francs a été accordée, d’après les renseignements donnés par les administrateurs du Musée de l’Ecole française à Versailles.

Le Ministre ayant, par les décisions ci-dessus mentionnées, terminé ces deux affaires,

On lui propose d’inviter le Citoyen Duplessis à ne plus luy renouveller à ce sujet des demandes inutiles.

Le Chef du Bureau des Beaux-Arts Amaury-Duval '.

Le Ministre au Citoyen Duplessis.

Exp. le 28 Messidor an 8 [17 Juillet 1800].

J’ai reçu, Citoyen, la lettre par laquelle, tout en ne voulant pas donner

1. Amaury Pincu Duval, né à Rennes en 1760, mort en 1 838, lut membro de l’Académie des Inscriptions, créa la Décade philosophique et commenta les Monuments des arts du dessin chez les anciens et chez les modernes, recueillis par Dcnon. Il n’y a pas do plus beau modèle de sécheresse et d’infatuation administrative! 11 dut être froissé de la défiance de Duplessis, mais les indiscrétions de la Décade philosophique n’étaient-elles pas faites pour rendre l’inventeur prudent ?

par écrit le procédé que vous employez pour le nétoyement des statues, vous n en insistez pas moins pour qu’il soit adopté. Je vous préviens qu’à ce sujet, l’institut national promet de publier incessamment un procédé dont il n’a à redouter aucun inconvénient.

Je vous prie d’observer en même tems que la somme de 600 francs qui vous a été accordée, et dont vous paroissez peu satisfait, a été fixée d’après les renseignemens qui me sont parvenus sur votre travail pour la restauration des tableaux du Musée de Versailles.

hn conséquence je vous invite, à vouloir bien cesser dorénavant vos demandes sur deux affaires entièrement terminées.

Je vous salut.

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