‹ J. SulkowskiChapitre 32 sur 88 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

Si

bitioii personnelle, les actes que Catherine lui avait fait faire pour elle-même, c’est-à-dire , pour masquer l’entrée en Pologne. De subalternes successeurs d’intrigues s’étaient présentés à l’enchère pour hériter des lambeaux de Potocki. Catherine les avait acceptés pour en composer une nouvelle Diète , dans laquelle serait prononcé un nouveau Partage , ou nouvelle Démarcation des frontières. Grodno avait été indiqué comme le théâtre üii serait jouée cette comédie. Le Prince, dont le règne ne fut qu’une longue hypocrisie sous divers masques, Stanislas Auguste , avait été jugé digne d’être encore , sous son vain titre de Roi , président de la Diète de partage et de pacification ! Et comme un vampire Iwide vient s'asseoir sur un tombeau , c’est l’expression de Sulkowski , on l’avait vu diriger lui-même une assemblée qui aehevail d’anéantir toute son existence de Roi et d’homme. Après avoir choisi les commissaires pour fixer la prétendue démarcation des frontières tracée par les Russes, le satmpe était allé revoir ses pavillons, ses jardins à Varsovie, et se reposer de sa royale trahison entre les bras de ses maîtresses.

Stanislas était cité comme doué au plus haut degré de deux facultés très -prononcées, celles de mentir toujours et de pleurer a ifolonté. De pareilles facultés sont-elles des privilèges ou des accidens de certaine Royauté ? Malheur sans doute aux faibles nations condamnées à en subir les consé-

queiices 1 mais analhême au moins, et opprobre ineffaçable sur des chefs aussi indignes d’étre les dépositaires des plus grands interets de l’humanité !

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