‹ J. SulkowskiChapitre 55 sur 88 · SDI.KOWSKI · texte numérisé non relu

SDI.KOWSKI

Eli raconlîinl les avantages de l’amiée française diiTyrol , avec l’orgueil d’un Français, Sulkowski distingue beaucoup la victoire remportée sur les Tyroliens, de celles précédemment obtenues sur les mercenaires autrichiens; l’ascendant qu’ont toujours eu les Français sur les Autrichiens, ne, fut pas le meme devant les Tyroliens : c’étaient des hommes libres, combattant pour leurs propiétés, leur liberté,, et animés, dit Sulkowski, de ce' sentiment éjevé, d’étre les maîtres chez soi ; aussi, n’a-t-il point honte de l’avouer, les Tyroliens ont un moment arrêté les Français.

Dans la troisième lettre de Sulkowski, on voit les Autrichiens déroutés par le plan que suivit bonaparte d’attaquer plutôt la Carinthie que la Carniole; les grenadiers impériaux partis du Rhin avec la renommée d’invincibles, accourus au secours du prince Charles, sont vaincus au premier combat. Sulkowski lui-mémç dans cette circonstance, à côté de Masséna, conduit deux petites colonnes de grenadiers et de tirailleura, et par une manœuvre ingénieuse il décide la défaite et la prise d’un grand nombre d’ennemis; Masséna pressant ses avantages, et portant la terreur dans les rangs autrichiens; Bonaparte faisant revenir de la Carniole la division de Bernadette, afin d’avoir son armée réunie et plus à portée de frapper des coups décisifs; et le prince Charles, voyant le salut de l’Empire dépendre de ce dernier choc, cIoufTc sa morgue archidiicale et demande un ar-

Page 1