‹ Jacme I, le conquérant, roi d'après les chroniques et les documents inéditsChapitre 103 sur 183 · ORDRES RELIGIEUX · texte numérisé non relu

ORDRES RELIGIEUX

Sainte-Marie-Madeleine4, hospitaliers du Saint-Esprit de Montpellier \ de Saint-Jean-de-Jérusalem chevaliers de la milice de Jésus^Christ \ de Saint-Georges-d'Alfama 8, de Calatrava0, de Santiago, du Temple7, de Notre-Damede-la-Merci, reçurent de lui de nombreuses faveurs, dont les documents de son règne nous ont conservé le souvenir.

On peut douter que Jacme ait pris une part directe à la création de Tordre religieux et militaire de la Merci ; mais il est certain que cet ordre, dont le but était le

* Par acle du 46 octobre 1273, Jacme fonde à Alcira un couvent de Sainte-Marie-Madeleine, dépendant de la maison du môme ordre établie à Montpellier. (Parch. de Jacmo Ier, n° 2169.)

* Cet ordre compta pendant un certain temps des chevaliers laïques et des religieux profès. Il avait été fondé en 1498 par Guy, qui, selon l'opinion la plus répandue, appartenait à la famille des seigneurs de Montpellier. En 4219, Guillem de Moncada fit une donation à l'hôpital du Saint-Esprit de Montpellier. (Archives d'Aragon, Parch. de Jacme I", n° 426.)

5 Archives d'Aragon, index des Parchemins de Jacme Ior, n° 2236 ancien.

4 L'ordre militaire de la milice de Jésus-Christ avait été institué lors de la croisade contre les Albigeois, pour combattre les hérétiques. Jacme fit en 1258 une donation au recteur do cet ordre en Provence. (Arch. d'Aragon, Ueg. X, f*» 45 )

5 Le roi d'Aragon Pierre II avait créé en 1201 l'ordre militaire de Saint-Georges, qui figure pjusieurs fois dans les registres de repartimiento de Mayorque et de Valence, et auquel le roi Pierre le Cérémonieux donna de nouveaux statuts. Cet ordre fut réuni en 1400 «celui de Notre-Dame de Montesa. (Voy Capmany, Memorias sobre la marina, commercio y artes de Barcelona, t. II, Appendice, n° xx vin.)

* Pour l'ordre do Calatrava , nous mentionnerons entre autres le n* 233 des Parch. de Jacme I«.

7 Les Archives d'Aragon sont très-riches en documents relatifs à l'ordre du Temple. Pour le règne qui nous occupe on peut citer, outre ceux dont nous avons déjà fait mention, les n" 13, 81, 1004 . 4263 , 4445, 1554 , 4667, 4805, 2136 et 2137 des Parch.de Jacme K 64 Reg. XIII, f°223.

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rachat des captifs chrétiens tombés entre les mains des infidèles, fut institué en 1218, à Barcelone, par Pierre de Nolasque \ et protégé particulièrement par le roi d'Aragon.

Au moment où notre récit est parvenu, Jacme avait formé le projet de mettre le couronnement à ses œuvres pieuses et à sa gloire militaire par une expédition contre les Sarrasins d'outre-mer.

Dès 4245, Innocent IV avait invoqué son aide pour mettre fin aux maux qui désolaient la Terre-Sainte f. Jacme, retenu en Espagne, ne put répondre à l'invitation du Souverain Pontife; mais, en 1260, nous le voyons préoccupé d'un voyage outre-mer que son gendre le roi de Castille désapprouve 3.

Si l'on en croit Zurita, le roi d'Aragon voulait aller aider le grand khan des Mongols dans ses conquêtes ou dans la répression des révoltes de ses sujets.

C'est une histoire pleine d'intérêt, mais obscure en bien des points, que celle des relations de l'empire fondé par Gengis-Khan avec les pays occidentaux, au XIIIe siècle*.

1 Pierre de Nolasque était né en Languedoc. On prétend qu'il fui donné comme gouverneur au roi Jacme Si le fait est vrai, ce ne peut être que pendant que ce prince était entre les mains de Simon de Montfort. La Chronique royale ne parle ni de Pierre de Nolasque, ni de Ramon de Penyafort, ni de la fondation de Tordre de la Merci- Dans la répartition de Valence figurent frère P. de Nonasch, frère P. de Monasch, a ordinis domus sanciœ Eulaliœ Bar chinons' v et frère J. Vendela « commendator sancti Eulaliœ Bar chinons captivorum » Le premier est peut-être Pierre de Nolasque.

3 Voy. cette bulle dans le t. Vdes Mémoires de l'Académie royale d'histoire de Madrid, n° XII de l'Appendice delà DUertacion hittorica sobre la parte que tuvieron los Espanoles en las guerras de ultramar, por I). Martin Fernandez de Navarrele.

3 Voy. ci-dessus, p. 3*3, note 2.

A Voy. les deux mémoires de M. Abel Rémusat sur les relations politiques des princes chrétiens avec les empereurs mongols. [Mé-

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