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SOURCES DE L'HISTOIRE DE JACME

(Suite)

Nous donnons ici l'indication d'un certain nombre d'ouvrages qui, pour la plupart, se rapportent spécialement aux matières traitées dans cette seconde partie. Quelques-uns cependant auraient été utilisés pour la première, s'il nous avait été possible de nous les procurer ou de les consulter.

11 faut d'abord ranger dans la catégorie des chroniques contemporaines des événements que nous racontons, les poésies historiques des troubadours, très-nombreuses pour la période

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du règne de Jacme I" comprise dans ce second volume. Les textes nous ont été fournis par Raynouard (Choix de poésies des troubadours ) , par Rochegude ( Parnasse occitanien ) , par Y Histoire littéraire de la France, et surtout par don Manuel Milà y Fontanals (De los Trovadores en Espana). Mais la première condition pour pouvoir tirer quelque profit de ces textes est leur exacte classification chronologique. Il ne faut demander sur ce point que des indications assez vagues aux anciens biographes des troubadours et à Crescimbeni (Istoria délia vohjar poesia), qui a traduit Nostradamus, l'un d'entre eux. L'Histoire littéraire des troubadours, de l'abbé Millot, renferme de nombreuses erreurs; quelques-unes ont été reproduites par YHistoire littéraire de la France. Notre guide le plus sûr a été l'excellent ouvrage de M. Milà; mais, comme on peut le voir dans nos diverses citations des poètes provençaux, nous avons mis le plus grand soin à contrôler les assertions de nos devanciers, et à ne donner jamais comme certaine une attribution chronologique sur laquelle pourraient planer quelques doutes.

Nous devons encore placer an rang des sources les chroniques arabes d'après lesquelles D. José-Antonio Gonde, membre de l'Académie espagnole et de l'Académie d'histoire, a composé sa célèbre Historia de la dominacion de los Arabes en Espana, que nous avons omis de mentionner à la note B de notre première partie.

11 est une œuvre à laquelle on ne saurait se passer de recourir toules les fois qu'on touche a l'histoire de la Péninsule : nous voulons parler de la « Historia gênerai de Espana, por don Modesto Lafuente, consejero de Eslado, individuo de numéro de las Reaies Academias de la historia y de ciencias morales y politicas, etc. » C'est seulement depuis la publication du premier volume de notre élude qu'il nous a été permis d'apprécier par nous-mème la valeur de l'ouvrage dont nous venons de denner le litre, et les éminentes qualités qui, chez don Modesto La fi tente, élevaient le cœur à te hauteur du talent. Nous ne pouvons nous défendre d'un profond sentiment de douleur en payant le tribut de nos regrets à la mémoire de l'illustre et populaire Historien* à la place même où nous espérions le remercier des précieux encouragements que nous devons h sa bienveillante

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Nous avons consulté en outre :

Moret, Anales deNavarra, Pampelnne, 1684;

Constitutions y aitres drets de Calhalunya, édiU de i 588 ;

Massot-Reynier, les Coutumes de Perpignan {Publicat. de te Société archéologique de Montpellier), 1848 ;

Fueros y observancias de Aragon, édit. deMM. Savall et Penen; Sara gosse, 1861 ;

Fort regni VaUntiœ ; Valence, 1547, édition unique des Fursde Valence;

Aureum opus regalium privilegionm civiiatis et regni Valentim; Valence, 1515. Précédé de la partie de la Chronique royale qui a rapport à la conquête de Valence. C'est grâce à l'obligeance de don Pedro Salvâ, de Valence* que nous avons pu nous procurer cet ouvrage et le précédent, devenus tous le* deux d'une extrême rareté ;

Juan Serapere, Historia del dereeko espanol ;

Antonio de Capmany, Memorias Jiistoricas sobre ta marina, commercio y artes de la antigna ciudad de Bamelona; Madrid, 1779 à 1702 ;

Antonio de Capmany. Codigo de las costumbres maritimas de Barcelona; Madrid, 1791. Les travaux de Capmany sont assez connus pour que nous nous dispensions d'insister sur leur valeur.

Amador de los Rios, Historia erilka de la litcraiura e&panela ; Madrid, 1861 à 1866. Monument digne du talent de l'écrivain qui l'élève et des gloires auxquelles il est consacré.

G. Ticknor, Historia de la literaiura espanola, traducida al castellano con adicionesynolas crilicas, porD. Pascual de Gayingos, individuo de la Real Academia de la historié* y D» En ri que deVedia ; Madrid, 1851 ;

Cambouliù, Essai sur V histoire de la littérature catalane;

Eugène Baret* les Troubadours et leur influence sur la itltératuredu midi de l Europe ; Paris ; 1867.

Fernando Weyler y Lavina, Raimundo Lulio jutgado par ti mismo; Palma, 1866;

Fernando Weyler y Lavina, Historia organica de las fuerzas mililares de Mallorca; Palma, 1862;

Joaquin-Maria Bover, Historia de la casa real de Mallorca y noticias de las monedas propias de esta isla; Palma, 1856;

Joaquin-Maria Bover, Notieias historico-topograjica% de la isla deMallorca, 2* édit.; Palma, 1864;

Villaroya, Coleccion de cartas historico-criticas en que se convence que el rey don Jayme 1° de Aragon no fue el verdadero / autor de la cronica o comentarios que corren a su nombre;

Valence, 1800.

Pascual Savall y Dronda, Exhorlacion à la instancia delà canonizacion delrey D. Jaime 1° de Aragon, llamado el Conquistador, obra postuma del senor Gaspar Galceran de Castro y de Pinos conde de Guimerà ; Saragosse, 1861 ;

Jaume Febrer, Trobas dels linatges de la conquista de Valenciay édition de don Joaquin-Maria Bover; Palma, 1848.

Cet ouvrage, et les six dont les titres suivent, nous ont servi pour le travail qui forme le complément de ce volume et porte pour titre : Nomenclature et armoriai des familles et des personnes les plus connues des États de Jacme /er. L'œuvre de Febrer est un poème catalan en strophes de onze vers, dont chacune fait connaître les exploits et les armoiries de l'un des conquérants de Valence. Il a été composé à la demande du roi Pierre III par Jaume Febrer, inspecteur général des armées aragonaises. Nous disions, dans un travail publié sous le titre de les Français aux expéditions de May orque et de Valence sous Jacme 1" le Conquérant : « Les Trobas , telles quelles sont arrivées jusqu'à nous , sont pour la plupart apocryphes quant à la forme. Des copies successives ont eu pour résultat de les moderniser peu à peu; mais il est probable que le fonds d'un très-grand nombre d'entre elles n'a subi que tort peu d'altérations. Quelques strophes, ajoutées sans doute dans l'intérêt de certaines familles, ont notablement affaibli l'importance historique de l'ouvrage dans son ensemble ; mais il n'en est pas moins fort curieux sous bien des points de vue et conserve encore une certaine valeur de tradition, surtout lorsque ses assertions sont confirmées par d'autres documents, ou bien lorsqu'il s'agit d'un individu dont la postérité est éteinte ou a quitté l'Espagne depuis trop longtemps pour qu'on puisse croire à une falsification intéressée. *

Martin de Viciana , Cronica de la inclyla y coronada ciudad de Valencia, part. H', libro de las /amilias, 1564. Cet ouvrage a été publié en quatre parties ; les deux premières ont été supprimées avec tant de soin, qu'on peut les compter, dit un biblio-

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graphe espagnol , au nombre des livres les plus rares qui soient au monde. Nous possédons un manuscrit de la deuxième partie , comprenant le nobiliaire de Valence.

Francisco-Xavier de Garma, Adarga cntalana; Barcelone, 1753;

Imhof, Recherches historiques et généalogiques des grands d'Espagne ; Amsterdam , 1707 ;

Imhof, Genealogiœ viginti illustrium in Hispania /amiliarum; Lcipsick, 1712 ;

Joaquin-Maria Bover, Nobiliario mallorquin; Palma , 1850;

Joaquin-Maria Bover, Mcmoria de los Pobladores de Mallorca ; Palma, 1838.

Nous avons trouvé encore des renseignements utiles dans la publication intitulée Recuerdos y Bellezas de Espana. La partie relative à la Catalogne est rédigée par don Pablo Piferrer; celle qui concerne I* Aragon, pardon José-MariaQuadrado.

Parmi les Sociétés savantes dont les travaux nous ont servi à éclairer cerlaines parties de notre élude, nous mentionnerons l'Académie royale d'histoire , fondée à Madrid par Philippe V , et l'Académie royale des bonnes-lettres de Barcelone.

Enûn, pour compléter autant que possible la bibliographie du règne de Jacme Ier, nous donnerons les litres de quelques ouvrages que nous n'avons pu consulter, mais qui, au témoignage des personnes compétentes , ne nous auraient fourni aucun renseignement nouveau. Ce sont :

Escolano, liistoria de la ciudad y rcyno de Valencia, 1610 ;

Pedro Tomich , Historiés e conquestes dvls reys de Arago y comtes de Barcelona ;

Tornamira, Historiadcl rey don Jaime 1° el Conquistador;

Les parties introuvables de l'ouvrage de Viciana cité plus haut; et la Chronique ou Histoire (rAragondu moine Gauberle Fabricio de Bagdad ou de Vagad , imprimée en 1499 , dont les ouvrages de MM. Lamente et Rosseuw Saint-Hilaire nous ont fait connaître quelques fragments.

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