‹ Jacme I, le conquérant, roi d'après les chroniques et les documents inéditsChapitre 17 sur 183 · LU · texte numérisé non relu

LU

quelques écrits de l'époque. Nous pouvons citer cependant à l'appui de notre opinion la chronique de Guillaume de Puy-Laurens, chapelain de Raymond VII, qui ne mentionne point les rois espagnols au nombre des alliés du comte*, et les paroles que Mathieu Pàris prête à Hugues de Lusignan dans la discussion que celui-ci eut avec le roi d'Angleterre au moment de la bataille de Taillebourg :

« — Où sont, demandait Henri, ces nombreuses troupes qui pouvaient s'opposer aisément au roi de France et lui résister sans frayeur?. . . . Est-ce là ce que tu m'as promis?

» — Jamais pareille chose n'a été promise de mon aveu , répondit Hugues , prenez-vous-en à votre mère , ma femme. Par la gorge de Dieu ! tout cela a été machiné à mon insuV »

Lorsque le comte de la Marche et Raymond se crurent assurés de l'appui des principaux barons de Poitou, d'Aquitaine et de Languedoc, ils commencèrent les hostilités contre saint Louis et appelèrent à leur secours le roi d'Angleterre.

« Adont avinl apriès la Paske , De ciier boiséour et de laske ' Li quens de la Marce et li sien ,

1 ulnterea oriuntur contractas intereosdem comités Tolosœet Marchiœ et regem Angliœ, de facienda yuerra régi Franciœ, pluribus aliis consentientibus in idipsum.n (Guillaume de Puy-Laurens, chap. xlv.) Plus bas le chroniqueur nomme les adhérents du comte de Toulouse: Arnalric de Narbonne, Raymond Gaucelin de Lunel, les comtes d'Armagnac et de Foix; il ne mentionne pas les rois, qui auraient dû figurer au premier rang.

2 Mathieu Paris, Grande Chronique, ad ann.iîii.

3 De cœur trompeur et lâche.

Page 1